Pas de marchandage, réplique la super-clinique

La super-clinique MédiGo située dans le secteur Hull,... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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La super-clinique MédiGo située dans le secteur Hull, qui a ouvert ses portes au début juillet, offre parfois aux patients qui se présentent sans rendez-vous de leur attribuer un médecin de famille en échange de repousser ou d'annuler leur consultation avec un médecin de l'endroit, un processus qui en aurait fait sourciller plus d'un.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Devant le tollé suscité par le reportage diffusé lundi à Radio-Canada dans lequel un patient de la nouvelle super-clinique MédiGo de Gatineau dénonce une pratique mise en place pour désengorger la salle d'attente, la responsable de l'établissement, Dre Anne Gervais, tient à remettre les pendules à l'heure.

La clinique située dans le secteur Hull, qui a ouvert ses portes au début juillet, offre parfois aux patients qui se présentent sans rendez-vous de leur attribuer un médecin de famille en échange de repousser ou d'annuler leur consultation avec un médecin de l'endroit, un processus qui en aurait fait sourciller plus d'un.

« On vient salir notre nom en disant qu'on fait du marchandage, mais il n'en est nullement question. Il s'agit plutôt d'avoir le coeur grand comme ça et de vouloir aider les gens. On essaie de ménager la chèvre et le chou en prenant beaucoup de gens du guichet d'accès, mais aussi en accommodant les gens qui ont besoin d'être vus rapidement. Les gens qui ne sont pas inscrits mais qui sont en détresse, vous voudriez qu'on fasse quoi avec eux ? », lance Dre Gervais.

Soutenant que la super-clinique est en quelque sorte victime de son succès et qu'il n'existe pas de solution idéale, le but ultime étant toujours d'améliorer le système de santé, elle dit qu'il n'est pas exclu que le personnel ait de nouveau recours à cette façon de faire dans le futur. Le ministère soutient d'ailleurs qu'il s'agit d'une bonne stratégie, précise Dre Gervais. 

« Ce qui se passe au quotidien, on ne peut en juger aussi facilement. Il n'y a pas de règle claire, alors c'est selon le propre jugement des médecins et du personnel. Vous savez, on a deux choix dans la vie. On peut décider d'être vraiment rigide et de dire aux gens de retourner à la maison et que nous n'en avons rien à cirer qu'ils veulent nous voir. On peut aussi essayer de trouver des moyens de voir davantage de patients en leur offrant un rendez-vous ultérieurement », dit-elle.




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