Sensibiliser contre l'hépatite C

La maladie est qualifiée de « tueur silencieux », car... (Archives, La Presse)

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La maladie est qualifiée de « tueur silencieux », car beaucoup de personnes atteintes ne ressentent aucun symptôme et ignorent qu'elles sont porteuses du virus.

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C'est la Journée mondiale contre l'hépatite, vendredi, et de nombreux chercheurs et médecins profiteront de l'événement pour sensibiliser les citoyens à subir un test de dépistage de l'hépatite C et les gouvernements à faire les efforts nécessaires pour faciliter la lutte contre la maladie et rendre les médicaments plus accessibles.

L'hépatite C est une infection virale qui s'attaque au foie. Elle est transmise par du sang contaminé, soit par des seringues réutilisées ou par un instrument de tatouage, de manucure et pédicure, par exemple, non stérilisé ou mal stérilisé. 

La maladie est qualifiée de « tueur silencieux », car beaucoup de personnes atteintes ne ressentent aucun symptôme et ignorent qu'elles sont porteuses du virus. Les personnes les plus à risque au pays sont celles nées entre 1945 et 1975. 

Au fil du temps, certaines personnes infectées présenteront une hépatite chronique, ce qui peut entraîner des lésions au foie, une insuffisance hépatique et un cancer. Les symptômes peuvent inclure la fatigue, les nausées, la diminution de l'appétit, les douleurs abdominales et la jaunisse.

Quelque 400 000 Canadiens, soit environ 1 % de la population, seraient porteurs du virus. Dans le monde, jusqu'à 150 millions de personnes seraient infectées. La maladie fait environ 500 000 victimes par année sur la planète.

Le Canada a comme objectif d'éradiquer l'hépatite C d'ici 2030. Il existe un remède très efficace, mais les défis pour les professionnels de la santé sont de trouver un moyen d'amener les gens à se faire traiter et de mettre au point un vaccin qui empêche les personnes de contracter la maladie.

« Nous pouvons guérir presque tout le monde, mais une des plus grandes difficultés est le fait que beaucoup de personnes infectées par le virus de l'hépatite C ne savent pas qu'elles le sont. Souvent, les symptômes ne se manifestent qu'à un stade très avancé », a expliqué le Dr Jordan Feld, du Réseau universitaire de santé de Toronto.

« D'où l'importance d'avoir un vaccin », a renchéri la Dre Naglaa Shoukry, chercheuse en sciences biomédicales au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM). 

« Un vaccin, c'est la meilleure façon de protéger contre une infection, a-t-elle souligné.




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