CHEO: moins d'enfants du Québec

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Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO)

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Le nombre de consultations de patients québécois à l'urgence du Centre hospitalier pour enfants de l'Est de l'Ontario (CHEO) est en baisse de 15 %, depuis l'ouverture de la mini-urgence pédiatrique de Gatineau en 2015, révèlent des données obtenues par Le Droit. Jamais un recul aussi marqué n'avait été observé ces dernières années.

Les réflexes des parents ont visiblement changé puisqu'en 2016-2017, l'hôpital situé sur le chemin Smyth a vu 17 327 jeunes patients québécois passer par son service des urgences, comparativement à 20 330 en 2014-2015 puis à 17 476 en 2015-2016. La proportion de patients de la Belle Province est passée de 28 % à 24 % pendant cette même période.

Au total, l'an dernier, le nombre de visites à l'urgence du CHEO, tout lieu de résidence confondu, s'élevait à 72 141. Ces statistiques sont en légère hausse, le nombre de patients provenant d'ailleurs que le Québec ayant crû de 5 % depuis deux ans.

En analysant les statistiques selon les cotes de priorité attribuées aux patients québécois, on constate même que les visites à l'urgence du CHEO pour des cas catégorisés non-urgents ont reculé de 23 % depuis que la mini-urgence de Gatineau est en service, passant d'un peu plus de 1800 à 1386. Un recul de 13 % est observé en ce qui a trait aux cas catégorisés « moins urgents », alors que le nombre de visites pour des cas « urgents » a diminué de 16 %. Pour les cas les plus prioritaires (réanimation et très urgent), les données sont stables. Notons cependant que le CHEO, dont le territoire desservi est très vaste, peut aussi accueillir des jeunes de l'Outaouais qui ne résident à l'extérieur de Gatineau ou ailleurs dans l'ouest du Québec.

Pour la directrice des soins infirmiers et vice-présidente des soins actifs du CHEO, Ann Lynch, il y a manifestement une corrélation à faire entre ces statistiques et l'ouverture de la mini-urgence du boulevard de l'Hôpital, à Gatineau. 

« On remarque certainement une baisse, on parle de 3000 visites en moins ces deux dernières années. Nous sommes contents de voir que les patients et leurs familles peuvent avoir accès à des services plus près de chez eux, c'est souhaitable. Mais reste que nous sommes toujours là pour les situations plus compliquées, plus difficiles », soutient-elle.

Un lien direct

Dans la plage horaire pendant laquelle la mini-urgence gérée par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) est en opération la semaine, soit entre 8 h 30 et 18 h, une baisse de 18 % des consultations de patients québécois a été constatée au CHEO depuis deux ans. Dans les heures où la mini-urgence est hors service, le nombre de visites a malgré tout reculé de 13 %. 

Mme Lynch voit en ces derniers chiffres un signe que le système implanté sur la rive québécoise est efficace et répond à des besoins.

« De notre côté, si on peut établir des partenariats avec des cliniques extérieures, ça permet de travailler de façon plus efficace pour les patients. [...] Notre médecin en chef (Dr Lindy Samson) a un lien très direct avec le groupe de pédiatrie à Gatineau, ils ont des contacts réguliers. Nous ne travaillons pas en silo même s'il s'agit de deux provinces. Il y a des rencontres conjointes, par exemple pour les programmes de traumatologie », dit-elle, avouant qu'il est ardu de prédire si cette tendance à la baisse va se poursuivre dans le futur. 

Le nombre de visites a aussi chuté durant les fins de semaine, mais de façon un peu moins marquée, et ce, peu importe la plage horaire. Alors que 5625 visites à l'urgence de patients québécois avaient été enregistrées en 2014-2015, ce nombre est passé sous la barre des 5000 en 2016-2017.




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