Des cellules souches au secours de grands prématurés?

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Le chercheur note que selon les études faites en laboratoire jusqu'à présent, l'utilisation des cellules souches protège les petits poumons et ne représente pas de risques.

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Un chercheur d'Ottawa vient d'obtenir un financement de 550 000 $ pour préparer un essai clinique visant à permettre aux poumons des bébés prématurés de résister, grâce à des cellules souches de cordon ombilical, à la ventilation artificielle dont ils ont souvent besoin.

L'équipe du Dr Bernard Thébaud, chercheur à l'Hôpital d'Ottawa, au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) et à l'Université d'Ottawa, a obtenu cette aide de l'Institut ontarien de médecine régénératrice (IOMR), qui a annoncé jeudi l'octroi de 3,6 millions $ pour divers projets. Du lot, une somme de 1,5 million $ sera investie dans la capitale.

Le Dr Thébaud et ses collaborateurs ont reçu 550 000 $ pour effectuer la recherche nécessaire à une première phase d'essai clinique auprès de bébés atteints de dysplasie bronco-pulmonaire, la complication la plus fréquente d'une naissance prématurée. Comme leurs poumons ne sont pas prêts à fonctionner de manière autonome, ces bébés doivent recevoir de l'oxygène avec un respirateur. « Ces thérapies leur permettent de survivre, mais elles endommagent les poumons fragiles des grands prématurés, explique le Dr Thébaud. [...] C'est un problème qui touche 40 % des bébés nés avant 28 semaines d'âge gestationnel, donc c'est un problème commun et important. Dans une première phase, on testerait la faisabilité et la sécurité des cellules souches sur à peu près dix bébés. »

Le chercheur note que selon les études faites en laboratoire jusqu'à présent, l'utilisation des cellules souches protège les petits poumons et ne représente pas de risques. L'objectif est que la première phase d'essai clinique démarre « d'ici deux ans ». « Cette étude prendra un an, et après il faudra une phase 2 pour vérifier de nouveau que c'est sécuritaire et efficace, avec une cinquantaine d'enfants. Au total, je pense qu'il faudra encore de cinq à dix ans pour être sûr que c'est efficace et sécuritaire. »

Le Dr Thébaud et deux collaborateurs ont aussi obtenu 75 000 $ pour « étudier des cellules progénitrices endothéliales [...] afin de déterminer si elles peuvent traiter l'hypertension pulmonaire » chez les nouveau-nés.

Autres chercheurs

Parmi les autres chercheurs de la capitale ayant obtenu du financement de l'IOMR se trouve la Dre Lauralyn McIntyre, dont l'équipe a obtenu 750 000 $ « pour poursuivre le tout premier essai clinique chez l'humain d'un traitement par cellules souches mésenchymateuses contre le choc septique, une affection parfois mortelle qui survient lorsqu'une infection non contrôlée stimule excessivement le système immunitaire et provoque la défaillance du coeur et d'autres organes ».

Une équipe dirigée par Michael Rudnicki a pour sa part reçu 75 000 $ afin de « concevoir un système d'administration d'une protéine qui favorise la diffusion des cellules souches des muscles dans tous les muscles du corps », ce qui pourrait permettre de traiter la dystrophie musculaire de Duchenne.

Le traitement de l'ostéoporose à l'aide de cellules souches fera aussi l'objet de recherches à Ottawa grâce à la somme de 75 000 $ reçue par le Dr William Stanford et ses collègues, qui ont récemment découvert qu'une injection de « cellules souches mésenchymateuses » permet de « doubler le taux de régénération des os et restaurer une structure osseuse saine dans des modèles animaux ».




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