Vente de pot interrompue chez Hydropothicaire

Le président et directeur général d'Hydropothicaire, Sébastien St-Louis,... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Le président et directeur général d'Hydropothicaire, Sébastien St-Louis, affirme que le myclobutanil n'est pas utilisé par sa compagnie.

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L'entreprise gatinoise Hydropothicaire, spécialisée dans la production et la vente de cannabis à des fins thérapeutiques, maintiendra pour une durée indéterminée l'interruption de ses ventes après qu'un pesticide non autorisé pour la culture de la marijuana ait été retrouvé dans des échantillons prélevés par Santé Canada.

La seule société au Québec à détenir la licence de Santé Canada pour la production et la vente de cannabis médical a cessé la livraison de ses produits depuis lundi matin après avoir reçu l'information de la part du ministère fédéral. Une inspection réalisée le 8 mars dernier par Santé Canada a démontré la présence de myclobutanil dans des feuilles de marijuana récoltées à l'usine d'Hydropothicaire située à Masson-Angers. 

Le myclobutanil, un fongicide utilisé dans le secteur alimentaire, n'est pas homologué par les autorités canadiennes dans le cadre de la culture de cannabis.

Selon les résultats de Santé Canada, des niveaux du produit de 0,023 partie par million (ppm) et de 0,012 ppm auraient été décelés dans les prélèvements effectués chez Hydropothicaire.

Le président et directeur général d'Hydropothicaire, Sébastien St-Louis, se veut rassurant et soutient que l'interruption volontaire des ventes de l'entreprise n'est qu'une mesure préventive puisque les quantités qu'aurait observées le ministère ne sont pas suffisantes pour causer des problèmes de santé. Une enquête interne a été déclenchée au sein de l'usine gatinoise afin d'identifier la source du produit. M. St-Louis affirme que le myclobutanil n'est pas utilisé par sa compagnie. 

Le gestionnaire a indiqué au Droit que son entreprise procède de façon volontaire depuis le 2 février dernier à des analyses de pesticides sur chacun de ses lots par l'entremise d'un laboratoire externe accrédité. Depuis ce jour, tous les résultats de ces tests se sont avérés négatifs à un niveau de pesticide de 0,05 ppm, soutient M. St-Louis. 

« On parle de 0,02 ou de 0,01 qui sont des traces, ce qui ne veut pas dire qu'on ne considère pas la situation comme étant sérieuse. Nous sommes à valider les résultats de Santé Canada. Nous faisons des tests sur notre eau, le sol, les boyaux et sur nos engrais sous forme de sels. Chaque plante est analysée individuellement pour voir d'où provient la source, mais ça pourrait aussi être une erreur de test de Santé Canada », souligne M. St-Louis.

Hydropothicaire, qui a fait son entrée à la bourse TSX de Toronto en mars dernier, s'est engagée à divulguer les données de son enquête sur son site Web dès que celles-ci seront disponibles. Des mises à jour en ligne sur la situation sont également prévues quotidiennement. 

À noter qu'aucun produit d'Hydropothicaire ne fait pour l'instant l'objet d'un rappel.




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