Le privé pour désengorger les urgences

Le CISSSO a consenti à verser 235 000 $ au... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Le CISSSO a consenti à verser 235 000 $ au Centre d'hébergement Champlain afin de pouvoir y placer 12 usagers pendant six mois.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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« Considérant l'urgence de libérer des lits » afin de désengorger les urgences de l'Outaouais, des contrats des gré à gré ont été signés pour obtenir vingt places en hébergement auprès d'entreprises privées. La facture atteint 385 000 $ pour six mois.

Après avoir conclu en janvier un premier contrat de gré à gré d'une valeur de 250 000 $ pour dénicher rapidement trois places en ressource intermédiaire dans le privé pendant un an, le Centre de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) vient de récidiver, cette fois pour des places en centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Dans le cadre d'une entente conclue le 15 mars dernier, le CISSSO a ainsi consenti à verser 235 000 $ au Centre d'hébergement Champlain afin de pouvoir y placer 12 usagers pendant six mois. En incluant les options de renouvellement aux six mois, la valeur du contrat pourrait atteindre 930 000 $.

Afin de pouvoir procéder de gré à gré, le CISSSO a invoqué une disposition de la Loi sur les contrats des organismes publics offrant la « possibilité de démontrer qu'un appel d'offres public ne servirait pas l'intérêt public ».

Dans un document publié dans le Système électronique d'appel d'offres du gouvernement du Québec, le CISSSO précise que « considérant l'urgence de libérer des lits dans les urgences », l'organisation pouvait conclure un contrat de gré à gré pour dispenser en son nom « des services en hébergement afin d'assurer des services adéquats aux usagers ».

Un autre contrat de gré à gré a aussi été conclu le 24 mars dernier avec Service à domicile de l'Outaouais. 

D'une valeur de 150 000 $ pour six mois (avec possibilité d'un renouvellement au même prix), cette entente permet au CISSSO d'obtenir huit lits « afin de pallier temporairement au manque de lits dans [ses] urgences ».

Dans ce cas, le CISSSO a invoqué une disposition de la loi précisant qu'un contrat de gré à gré peut être conclu en cas de « situation d'urgence où la sécurité des personnes ou des biens est en cause ».

Engorgement

Depuis le début de l'année, le CISSSO tente de libérer des lits sur les unités de soins de ses hôpitaux afin de faire de la place pour les patients de l'urgence nécessitant une hospitalisation. 

À la fin janvier, l'organisation comptait dans ses hôpitaux pas moins de 178 patients dont l'état permettait qu'ils se trouvent dans un autre type de ressources. 

En date de mercredi, ils étaient rendus 101 dans cette situation.

Le président-directeur général adjoint du CISSSO, le Dr Daniel Tardif, indiquait le mois dernier que l'objectif, d'ici la fin de l'année, est d'avoir seulement 5 % des lits actifs des hôpitaux de la région occupés par des patients en attente d'une place dans une autre ressource. 

Cela signifie que le CISSSO doit encore libérer près de 70 lits dans ses centres hospitaliers s'il veut atteindre cet objectif.




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