Optilab inquiète les syndiqués de l'Outaouais

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Des membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont de nouveau manifesté leur opposition au projet ministériel, mardi midi, devant les hôpitaux de Hull et de Gatineau.

PATRICK WOODBURY, Le Droit

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L'implantation progressive du projet Optilab à la grandeur du Québec à compter du 1er avril prochain continue de faire craindre aux syndiqués de l'Outaouais une baisse de services pour la population.

Des membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont de nouveau manifesté leur opposition au projet ministériel, mardi midi, devant les hôpitaux de Hull et de Gatineau.

« La crainte est toujours la même, nos questions sont toujours les mêmes, et on n'a pas de réponses, déplore la porte-parole régionale de l'APTS, Nathalie Loisel. Le transport des spécimens [échantillons de sang, prélèvements, etc.] nous inquiète beaucoup, et on se demande où est l'économie dans tout ça avec le transport et l'essence. On a demandé des explications, mais on ne nous en donne pas. »

En Outaouais, rien ne changera vraiment à partir du 1er avril, puisque le nouveau laboratoire central n'est pas encore aménagé. L'implantation réelle d'Optilab ne devrait donc pas se faire avant 2018, selon le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

L'APTS dit craindre que les patients aient à attendre davantage pour certains résultats lorsque les échantillons des périphéries commenceront à être envoyés en zone urbaine. « Les bureaux de médecins vont attendre plus longtemps pour avoir les résultats, ça c'est clair », affirme Mme Loisel, qui se console de savoir que les analyses urgentes vont malgré tout continuer d'être réalisées dans chacun des hôpitaux périphériques.

« On se demande aussi, avec la charmante tempête qu'on a eue la semaine passée, si les spécimens partant de Maniwaki auraient eu le temps de se rendre à temps à Gatineau sans être altérés, donne en exemple Mme Loisel. Tout ça, ça nous inquiète beaucoup. »

Le CISSSO maintient de son côté qu'un gain d'efficacité sera observé avec Optilab, et que les délais inhérents au transport des échantillons seront rattrapés grâce à l'informatisation du processus de transmission des résultats aux médecins requérants.




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