Décès évitable: dossier confidentiel au Collège des médecins

Le Collège des médecins du Québec ne divulguera... (Archives, Le Droit)

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Le Collège des médecins du Québec ne divulguera aucune information dans le dossier de la gastro-entérologue de l'Hôpital de Hull qui a refusé de voir un patient qui est décédé, faute d'avoir eu un traitement.

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« À moins qu'une plainte disciplinaire ne soit déposée devant le conseil de discipline », le Collège des médecins du Québec (CMQ) ne divulguera aucune information sur le suivi effectué dans le dossier de la gastro-entérologue de l'hôpital de Hull ayant refusé de voir un patient qui est finalement décédé, faute d'avoir obtenu un « traitement en temps opportun ».

La coordonnatrice aux communications du CMQ, Caroline Langis, indique que l'ordre professionnel reçoit tous les rapports de coroners contenant des recommandations lui étant adressées. C'est donc le cas du rapport d'investigation sur le décès de Guy Crêtes, rédigé par la coroner Pascale Boulay, qui recommande que le CMQ « examine la qualité de l'acte professionnel et déontologique de la gastro-entérologue de garde de l'hôpital de Hull qui a refusé de voir M. Crêtes le 5 octobre 2015 malgré le tableau clinique que lui présentait le neurologue, et insisté pour qu'il soit vu par un autre gastro-entérologue ».

Au CMQ, Mme Langis souligne que « le syndic dispose ainsi de toutes les informations nécessaires pour évaluer la situation et déterminer s'il mènera une enquête ». « Je ne peux toutefois vous confirmer si une enquête du syndic concernant cette gastro-entérologue est en cours étant donné qu'il s'agit d'une information confidentielle (le syndic agit de manière indépendante et confidentielle) », a-t-elle précisé.

Le CMQ n'est par ailleurs pas en mesure d'indiquer la durée moyenne des enquêtes effectuées par le syndic, puisque « chaque cas est unique ». « Bref, à moins qu'une plainte disciplinaire ne soit déposée devant le conseil de discipline, aucune information concernant ce cas ne sera rendue publique par le Collège », indique Mme Langis.

Des « mesures alternatives » pourraient toutefois « être prises envers la médecin concernée pour assurer la protection du public et éviter que ce genre de situation ne se reproduise (stage de perfectionnement, limitation d'exercice ou autre). À l'exception des limitations d'exercice, de telles mesures ne sont toutefois pas rendues publiques.




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