Un comportement «non-conforme»

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Il se serait passé environ une heure et demie avant que le mari de Lise Martin ne reçoive les soins dont il avait besoin.

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Un employé aurait tardé à « soulager la douleur exprimée » par un septuagénaire gatinois alité à l'urgence de l'hôpital de Hull, stipule un rapport du bureau du commissaire aux plaintes, qui n'a toutefois pas jugé bon de formuler une recommandation étant donné que l'employé concerné ne travaille plus dans la région.

Tout en ayant à vivre avec le fait que le personnel de l'hôpital l'ait avisée tardivement du déclin de l'état de santé de son défunt mari, Lise Martin peine à comprendre pourquoi il se serait écoulé « environ une heure et demie » avant qu'il ne reçoive une médication.

Lorsqu'un médecin s'est présenté au chevet de Bernard Prégent, en avril 2016, à l'urgence de l'hôpital de Hull, il a été déterminé que l'homme de 71 ans devait recevoir une médication, raconte Mme Martin. 

Elle affirme avoir dû demander à deux reprises à un candidat à l'exercice de la profession infirmière de lui fournir la médication.

Les documents obtenus par Mme Martin ne permettent toutefois pas de savoir combien de temps il a fallu pour que le médecin signe l'ordonnance une fois la consultation terminée, une étape essentielle pour que le personnel puisse y donner suite.

Dans son analyse de la plainte déposée par Mme Martin, la commissaire adjointe aux plaintes souligne que « l'infirmier concerné n'est plus au service » du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO). 

« Mais quoi qu'il en soit, il est sans équivoque pour la chef de l'urgence, que cet employé devait effectivement soulager la douleur exprimée par votre conjoint au moment où celui-ci le réclamait », lit-on dans le rapport. Il est également mentionné que le comportement de l'employé a été qualifié par la chef de l'urgence « comme étant inacceptable et non-conforme à ses attentes face à la qualité et la sécurité des services », et qu'un rappel devait être fait auprès de l'équipe soignante.

En conclusion, la commissaire adjointe souligne que puisque l'employé concerné ne travaille plus pour le CISSSO, « il est impertinent de faire quelque recommandation que ce soit à son endroit ».

Des questions toujours sans réponses

Alors que le premier anniversaire du décès se son mari approche à grands pas, une Gatinoise déplore n'avoir toujours reçu aucune réponse à sa plainte de nature médicale.

«Convaincue» que Bernard Prégent n'a pas reçu le bon diagnostic dans les jours ayant précédé son décès survenu en avril 2016, sa veuve, Lise Martin, attend impatiemment les conclusions d'un médecin examinateur à cet égard.

En juin dernier, le bureau du commissaire aux plaintes du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais lui indiquait qu'un délai de 45 jours était normalement nécessaire, mais que «malheureusement, des événements internes» retardaient le processus. Le 1er février dernier, une nouvelle lettre signalait que les retards étaient «occasionnés par des mésententes avec le ministère de la Santé [...] sur la rémunération des médecins examinateurs».

Ce conflit étant maintenant réglé, plusieurs dossiers, dont celui du mari de Mme Martin, devaient être confiés à des médecins examinateurs au début du mois.

«Après de nombreuses recherches médicales et une rencontre avec le médecin de famille de mon défunt époux, je suis convaincue plus que jamais que mon époux n'a pas reçu le bon diagnostic, ni les soins appropriés», écrivait Mme Martin dans une lettre adressée au commissaire, à la fin janvier.

Selon le bulletin de décès rempli à l'hôpital, la mort de M. Prégent a été causée par «choc réfractaire», tandis qu'un choc septique et une insuffisance rénale font partie des éléments «ayant contribué au décès». 

Le rapport d'autopsie ayant par la suite été produit stipule quant à lui que «les résultats concordent avec l'hypothèse d'une pneumonie aiguë comme cause du décès».




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