Des souris à la rescousse du mythe de la grippe d'homme

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Les chercheurs ont découvert que les souris mâles souffrant d'une grippe montraient plus de symptômes liés à cette maladie que les souris femelles, que leur température était plus affectée et que leur rétablissement nécessitait plus de temps.

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Les hommes se plaignant d'avoir une vraie « grippe d'homme » peuvent désormais citer une étude menée avec des souris par des chercheurs de l'Université d'Ottawa (Ud'O) pour affirmer qu'ils souffrent davantage que les femmes.

Dans un communiqué émis jeudi, l'Ud'O a présenté le sujet en soulignant que « le débat sur l'existence réelle de la grippe d'homme (ou si les hommes sont simplement de gros bébés) est aussi inévitable que le retour annuel de ladite maladie ».

On annonce ensuite qu'une étude vient donner raison aux hommes. « Eh oui, les grands costauds ténébreux qui se transforment en tristes épaves qui grelottent devant leur marathon de The Wire peuvent maintenant blâmer leur physiologie », lit-on dans le communiqué.

Les résultats de l'étude qui s'est déroulée au laboratoire NISE (NeuroImmunologie, Stress et Endocrinologie) de l'Ud'O ont été publiés en ligne dans la revue scientifique Brain, Behaviour and Immunity. On y apprend que les chercheurs ont découvert que les souris mâles souffrant d'une grippe montraient plus de symptômes liés à cette maladie que les souris femelles, que leur température était plus affectée et que leur rétablissement nécessitait plus de temps.

« Mes données soutiennent l'idée que la grippe d'homme n'est pas qu'un mythe », conclut donc la professeure de psychologie Nafissa Ismail, qui dirige le laboratoire NISE.

Grippe humaine

Les souris utilisées dans le cadre de cette étude ont été exposées « à la même infection bactérienne provoquant les symptômes associés à la grippe humaine ».

« Les expériences consistaient à exposer des groupes de souris à du lipopolysaccharide (LPS) pour ensuite observer leurs comportements symptomatiques et leur température corporelle [...]. Les symptômes physiques des souris adultes mâles étaient visiblement pires que ceux des souris adultes femelles et des souris pubères des deux sexes. Les mesures physiologiques de leurs réactions immunitaires (température corporelle, fièvre et signes d'inflammation) étaient aussi plus marquées », indique l'Ud'O.

En plus de comparer les souris mâles et femelles, l'étude a aussi permis d'observer des différences entre les petites bêtes adultes et pubères.

« Les souris pubères se rétablissent beaucoup plus vite, car leur système immunitaire en développement sous-réagit aux infections », a expliqué l'Ud'O en concluant que « jusqu'à preuve du contraire, les hommes pourront donc se blottir sous les couvertures en invoquant ces découvertes la prochaine fois qu'ils seront terrassés par une vraie grippe d'homme ».




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