Une lutte syndicale qui tire à sa fin

Il y en a des petits et des plus gros. Certains se concentrent sur le public,... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Il y en a des petits et des plus gros. Certains se concentrent sur le public, d'autres touchent aussi au privé. Ils représentent parfois une seule catégorie de travailleurs, parfois des dizaines de professions différentes. Le dénominateur commun, c'est leur volonté de représenter les employés du réseau de la santé.

Un peu partout dans les établissements de santé, en Outaouais comme ailleurs au Québec, les équipes syndicales sont très actives depuis l'automne dernier. Chaque syndicat vante les avantages proposés à ses membres, dans l'espoir de séduire suffisamment de travailleurs pour faire partie des quatre unités qui représenteront sous peu l'ensemble du personnel syndiqué du réseau régional.

Lancé l'automne dernier, le maraudage syndical s'est déroulé de part et d'autre sans « campagne de salissage », assure Andrée Poirier, répondante politique de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Outaouais.

Alors que les dépenses en assurance salaire explosent ces derniers temps dans le réseau de la santé de l'Outaouais, de nombreux travailleurs ont posé des questions aux représentants syndicaux sur les régimes offerts. « On se transforme presque en vendeurs d'assurances », lance Lise Gauvreau, conseillère syndicale au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) en Outaouais.

Certains syndicats, comme la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), ne convoitent qu'une seule catégorie d'employés. Dans la région, la FIQ compte déjà dans ses rangs la majeure partie des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du réseau. La centrale espère maintenant réussir à représenter l'ensemble des professionnelles de la région. « On a insisté sur le fait qu'avec nous, la représentation se fait par des professionnelles en soins », a indiqué Lyne Plante, porte-parole de la FIQ en Outaouais.

L'APTS a aussi insisté sur cet aspect. « Il y a des centrales qui ont des mégas structures, et actuellement, on dénonce justement les grosses structures (du réseau), alors je pense qu'à l'APTS, on offre une structure aplatie, exclusive au réseau public, alors que d'autres syndicats représentent aussi des gens dans le privé », mentionne Andrée Poirier.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) convoite pour sa part les quatre catégories de travailleurs du réseau. « On prétend qu'avec une structure plus importante, et en faisant le lien avec l'ensemble des catégories d'emplois, on risque d'être plus forts, fait valoir le président du conseil central de la CSN en Outaouais, Michel Quijada. [...] C'est une force pour négocier des contrats d'assurance ou pour faire valoir nos droits par rapport aux conventions collectives. »

Peu importe quels syndicats sortiront vainqueurs de ce processus dont l'issue sera connue au début avril, la mobilité des travailleurs sera au coeur des préoccupations, note Lise Gauvreau, du SCFP-FTQ. « Le défi va être le même, parce que le CISSSO est responsable de tout le territoire, qu'on parle de Fort-Coulonge, Saint-André-Avellin ou Maniwaki », souligne-t-elle.




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