Solutions durables recherchées pour les patients de Pierre-Janet

Un dégât d'eau majeur est survenu à Pierre-Janet,... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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Un dégât d'eau majeur est survenu à Pierre-Janet, vendredi soir.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Après avoir réussi à déplacer 79 patients du Centre hospitalier Pierre-Janet (CHPJ) en 48 heures, les dirigeants du réseau de la santé de l'Outaouais doivent maintenant trouver des solutions plus durables, car les travaux découlant de l'important dégât d'eau survenu vendredi soir lors d'une tentative d'évasion pourraient s'échelonner sur plusieurs semaines, peut-être même quelques mois.

Ce sont des cadres visiblement épuisés, mais fiers de leurs équipes qui ont rencontré la presse, lundi après-midi, pour faire le point à la suite d'une fin de semaine mouvementée, tant pour les patients que le personnel du CHPJ.

Tout a commencé vendredi soir, quand un patient de l'unité psycholégale a brisé une « conduite d'incendie » en tentant de s'évader en passant « dans les plafonds », a fait savoir le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Jean Hébert. La conduite en question se vidait à raison de 90 litres d'eau par minute. Le patient qui a tenté de prendre la fuite a été placé en détention, mais le CISSSO n'a pas porté plainte.

Le branle-bas de combat qui s'en est suivi peut se comparer à « deux épreuves olympiques », a illustré le directeur des programmes santé mentale et dépendance du CISSSO, Alain Godmaire.

« La première, ça a été le 100 mètres, durant la fin de semaine, pour réussir à sortir rapidement les gens des unités pour être capable de libérer la bâtisse, et celle à travers laquelle on est, c'est un marathon pour, dans les prochains jours, être capable d'organiser convenablement notamment tous les services de professionnels, a-t-il mentionné. Les patients, actuellement, sont dans des lieux sécuritaires, mais toujours dans des solutions à court terme. »

Quarante-six patients - dont ceux de l'unité psycholégale - ont été déplacés vers le pavillon juvénile, derrière l'édifice principal du CHPJ, où se trouvaient quelques adolescents qui ont dû être transférés. Du personnel supplémentaire a été ajouté, et la sécurité des lieux a été accrue.

Quinze jeunes usagers ont quant à eux pris le chemin de résidences de l'ancien Centre jeunesse de l'Outaouais, tandis que 18 adultes ont été installés au 5e étage de l'Hôpital de Hull, dans une section de bureaux qui a rapidement été convertie en unité de soins.

Le CISSSO souhaitait être en mesure de remettre le bâtiment principal du CHPJ entre les mains de l'entrepreneur d'ici la fin de la journée, lundi. Même si des analyses ont confirmé que des fibres d'amiante se trouvent dans les murs et plafonds ayant été endommagés par le dégât d'eau, le Dr Jean-Pierre Courteau, de la Direction de santé publique de l'Outaouais, assure que personne n'y a été exposé.

Maintenant que tous les patients sont déplacés, le CISSSO tentera d'établir un plan de match plus durable, puisqu'à l'heure actuelle, « on parle plus de mois que de semaines » afin que l'établissement de la rue Pharand puisse être réintégré, a fait savoir le directeur général adjoint, Denis Chénier.

Un échéancier plus précis sera déterminé de concert avec l'entrepreneur et l'assureur. Ces démarches pourraient avoir un certain impact sur l'engorgement des urgences des autres hôpitaux, reconnaît le CISSSO, puisque l'incident survenu au CHPJ pourrait ralentir les hospitalisations en santé mentale.

Des démarches ont aussi été entreprises pour récupérer des dossiers entreposés aux archives, dont les locaux ont aussi été endommagés par le dégât d'eau de vendredi.

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