«Ce n'est pas mieux que c'était» dans les urgences de l'Outaouais

Le Dr Daniel Tardif, pdg adjoint du CISSSO... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Le Dr Daniel Tardif, pdg adjoint du CISSSO

Etienne Ranger, Le Droit

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Les mesures mises en place la semaine dernière dans l'espoir de désengorger les salles d'urgence de l'Outaouais sont loin d'avoir donné les résultats escomptés.

Confronté à une «situation pénible» dans les urgences depuis quelques semaines déjà, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) avait décidé, la semaine dernière, de transférer 45 des 178 patients occupant des lits d'hôpital alors que leur état leur permettrait d'être dans un autre type de ressource. L'objectif était de libérer des places pour que les patients de l'urgence devant être hospitalisés puissent l'être rapidement.

En une semaine, grâce à «un effort significatif», 37 patients ont ainsi pu quitter l'hôpital. Certains ont par exemple obtenu une place dans un centre d'hébergement, d'autres dans une ressource intermédiaire. D'autres ont pu retourner à la maison grâce à une intensification des services à domicile, ce qui nécessite un recours à de la main-d'oeuvre indépendante Seize autres patients devraient être transférés de la sorte d'ici le 9 février.

Malgré la libération de lits dans les unités de soins des hôpitaux, l'engorgement se fait encore sentir durement dans les urgences de l'Outaouais. «La situation dans nos urgences [vendredi] matin, ce n'est pas mieux que c'était, a reconnu le Dr Daniel Tardif, président-directeur général adjoint du CISSSO. On a même une aggravation de nos taux d'occupation. La pointe de la semaine passée était essentiellement dans le secteur de l'hôpital de Papineau, et aujourd'hui, on se retrouve avec Hull et Gatineau qui ont une augmentation importante du taux d'achalandage. [...] Qu'est-ce qui se serait passé si on n'avait pas fait (de transferts)? J'ose à peine imaginer.»

À 9h, vendredi, le taux d'occupation des civières des urgences atteignait 171% à l'hôpital de Gatineau, 175% à  Papineau et 180% à Hull. Sur les 121 patients alités sur une civière, 51 s'y trouvaient depuis plus de 24 heures, dont 18 depuis plus de 48 heures.

Devant ce constat, le Dr Tardif estime que le CISSSO «ne peut faire autrement que de continuer à mettre en place des mesures» de désengorgement. À l'hôpital de Papineau, les activités ont été réduites au bloc opératoire, afin que du personnel normalement affecté aux chirurgies viennent en renfort à l'urgence.

Dans ce contexte, le personnel s'épuise, reconnaît le Dr Tardif. «Il y a une limite à ce qu'on peut demander à nos gens, dit-il. [...] Ce n'est pas facile, ce n'est pas évident. [...] On travaille fort pour éviter toute rupture de services dans notre réseau.»

Le CISSSO invite la population à continuer d'éviter les urgences lorsque cela est possible.

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