Épuisement professionnel dans les CJO

L'alarme a été tirée en septembre dans les Centres jeunesse de l'Outaouais... (Etienne Ranger, archives Le Droit)

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L'alarme a été tirée en septembre dans les Centres jeunesse de l'Outaouais (CJO) concernant l'épuisement professionnel, mais la situation est désormais insoutenable, selon le syndicat des professionnels et techniciens des CJO.

Dans une équipe de travail, notamment, le syndicat souligne l'absence de cinq travailleurs sociaux sur sept, en congé de maladie. En raison d'un manque de personnel, ces employés ne peuvent être remplacés.

« C'est une forme d'engrenage, explique le président du syndicat des professionnels et techniciens des CJO, Martin Leblanc. Si tu ne remplaces pas tes employés en maladie, tu surcharges ceux qui restent et tu les mets à risque de détresse psychologique. »

Comme Le Droit l'indiquait plus tôt cette semaine, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) est en voie de dépasser de plus de 4 millions $ ses dépenses en assurance salaire. Et les CJO ne sont pas épargnés.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) reconnaît que l'absence de main-d'oeuvre pour plusieurs spécialités fait en sorte qu'on n'est pas en mesure de remplacer les employés en congé.

Le directeur adjoint à la direction des ressources humaines, Robert Giard, a également convenu que l'importante réorganisation du CISSSO - qui a suivi la loi 10 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette - a pu être « essoufflante » pour les employés et qu'elle peut en partie expliquer la hausse des cas d'épuisement professionnel.

Aux CJO, tant la partie patronale que le syndicat font preuve d'une volonté sincère de régler la situation, selon M. Leblanc.

Après des refus de travail d'employés des CJO vers la fin de 2016, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a recommandé la création d'un comité paritaire sur la santé et la sécurité au travail aux CJO. Selon Martin Leblanc, la direction souhaite attendre la fin du vote sur le maraudage syndical, début avril, pour ne pas avoir à recommencer le travail avec une nouvelle organisation syndicale si un changement devait s'opérer.

« On ne peut pas se permettre d'attendre à avril, il faut commencer à trouver des solutions dès maintenant », estime M. Leblanc.

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