Suspension pour avoir parlé à une journaliste: la CSN maintient la pression

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Le président de la CSN, Jacques Létourneau, était de passage à Gatineau mercredi.

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La suspension de deux employés du réseau de la santé de l'Outaouais ayant informé un média que d'importantes sommes avaient été dépensées pour aménager un laboratoire qui demeure inutilisé ne représente pas un frein à la dénonciation des « dérapages liés à la réforme » du ministre Gaétan Barrette, pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

De passage à Gatineau mercredi, le président de la CSN, Jacques Létourneau, ne s'est pas fait tendre à l'endroit de la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), qui a imposé des suspensions sans solde de trois et six mois à des employés ayant dénoncé auprès de TVA Gatineau-Ottawa, l'automne dernier, l'aménagement au coût d'un demi-million de dollars d'un laboratoire qui demeure inutilisé depuis le printemps dernier.

« On va exiger la réintégration des deux travailleurs, et on annonce aussi au ministre que ce n'est pas vrai que parce qu'on a suspendu deux travailleurs que la CSN, régionalement et nationalement, va arrêter de dénoncer les dérapages liés à la réforme », a mentionné M. Létourneau.

La CSN compte ainsi mettre de la pression sur l'employeur « jusqu'à ce qu'il entende raison ».

Du côté du CISSSO, la porte-parole, Geneviève Côté, a indiqué que « le processus suit son cours » en lien avec la contestation des sanctions par le syndicat.

Le mois dernier, le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert, avait indiqué que la décision d'imposer de telles mesures disciplinaires était « fondée sur la jurisprudence ». « On est sûr qu'au bout de la ligne, on va gagner notre point et que la décision est juste », avait-il mentionné.

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau, Josée McMillan, a fait savoir que « le moral va mieux » pour les deux employés concernés.

« Le choc est un peu passé, dit-elle. Il y a encore des hauts et des bas pour un des deux travailleurs, mais en général, le moral n'est pas si pire. »

L'employé qui est sous le coup d'une suspension sans solde de six mois bénéficie de certains revenus provenant du fonds de défense de la CSN. Son confrère avait pour sa part déjà des prestations de retraite et était retourné travailler à temps partiel, de sorte que ses revenus ne le rendaient pas admissible à une aide du fonds syndical.

Jacques Létourneau se dit préoccupé par les conséquences que la décision du CISSSO aura sur l'ensemble des employés du réseau.

« Ça nous inquiète, parce que ça envoie un message aux travailleuses et aux travailleurs du genre 'si vous parlez et si vous osez dénoncer justement les dérapages, bien on va vous sanctionner', et dans ce sens-là, on trouve que c'est complètement démesuré. »

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