Max réconforte ceux qui sauvent des vies

Le rôle de Max est d'apaiser les tensions... (Patrick Woodbury, Le Droit)

Agrandir

Le rôle de Max est d'apaiser les tensions et le stress des paramédics, lorsqu'ils reviennent de lieux d'accidents majeurs ou de morts difficiles à observer.

Patrick Woodbury, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

D'un côté les thérapies coûteuses et les heures au cabinet du psychologue, de l'autre, Max, un golden retriever au caractère doux et sociable.

« Qui c'est, le bon chien ? Oui ! c'est toi ! Bon chien, Max ! » Le chien de deux ans passe sa vie entre la maison de sa maîtresse, Tracy Levesque, et le lieu de travail de cette paramédic d'Ottawa, au quartier général de la promenade Don Reed. À sa façon, il sauve ceux qui sauvent des vies.

Son rôle est d'apaiser les tensions et le stress des paramédics, lorsqu'ils reviennent de lieux d'accidents majeurs ou de morts difficiles à observer.

« Dès qu'un animal arrive dans une pièce, dit la responsable, les humains changent leur comportement. Les sourires et les humeurs joyeuses apparaissent. Le langage des gens devient plus positif. La plupart des gens font super confiance aux chiens. »

Max, deux ans, est non seulement le premier chien employé par le Service paramédic d'Ottawa, mais aussi le premier canidé à oeuvrer de la sorte dans les services préhospitaliers au Canada.

À l'image des Forces armées, qui utilisent des animaux pour traiter l'état de stress post-traumatique (ESPT) de ses soldats de retour du front, le Service paramédic d'Ottawa a autorisé le projet de Mme Levesque.

« Je voyais bien que, lorsqu'il était chiot, Max avait un excellent caractère, se souvient-elle. Une amie m'avait envoyé un documentaire sur l'utilisation des chiens pour traiter l'ESPT dans l'armée, et aider ceux qui souffrent de grandes dépressions. »

Mme Levesque a soumis un projet semblable à son employeur, qui a accepté. Elle a rencontré l'escouade canine de la police d'Ottawa, la Humane Society d'Ottawa et des organismes spécialisés en comportement canin pour autoriser Max à devenir un chien de thérapie reconnu.

L'animal ne quitte jamais la paramédic. En laisse, au travail, Max accompagne sa maîtresse sur les lieux d'intervention. « Il reste dans la voiture de service lorsque je suis mes collègues sur le terrain », dit-elle.

Le chien doit être capable de bien vivre avec le stress des sirènes, le son des alarmes et les nombreux mouvements, lorsque c'est l'alerte. Il doit être apte à côtoyer des paramédics attristés par des morts dramatiques, des suicides, des scènes d'accidents parfois horribles, et d'autres situations professionnelles lourdes à supporter.

La pionnière dit avoir reçu des demandes d'informations de la part d'autres services d'urgence du pays, dont au moins six services d'incendie en Ontario. Le phénomène n'est toutefois pas rare en Amérique du Nord, a-t-elle observé. Des chiens sont utilisés à la cour, pour calmer les enfants qui doivent se présenter au tribunal, alors que d'autres travaillent dans des corps policiers, pour des raisons semblables.

« Je considère que Max a deux familles, dit Tracy Levesque. Celle qui est à la maison, et celle qui est au QG. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer