Bilan de l'année 2016

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2016 fût une année mouvementée dans le milieu de la santé.

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Le Droit vous a préparé un bilan de la dernière année dans le milieu de la santé, dans la région de la capitale nationale.

Un personnage: De Sale Gauthier

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Aline Breton Gauthier

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La «semaine de calvaire» vécue par De Sale Gauthier à l'hôpital de Gatineau avant son décès, en août 2015, en fait couler beaucoup d'encre en 2016. Après qu'Aline Breton Gauthier eut confié au Droit, en janvier dernier, le récit des derniers jours de son mari atteint de sclérose latérale amyotrophique, le commissaire aux plaintes du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais et un coroner ont décidé de se saisir du dossier. Le rapport du commissaire a mené à l'imposition de mesures disciplinaires pour deux employés et à l'élaboration d'un plan d'action en 17 mesures pour corriger certaines lacunes. Le coroner Pierre Bourassa a pour sa part dénoncé dans son rapport que M. Gauthier ait dû patienter 20 fois plus longtemps que le «délai idéal d'attente» pour voir un médecin à l'urgence de l'hôpital de Gatineau, qu'il estime être «parmi les pires du monde occidental pour les délais de soins». Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, avait réagi en déclarant que «ce n'est pas correct, en 2016, d'avoir un épisode semblable».

Un lieu: le campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa

Le campus Civic de l'hôpital d'Ottawa est présentement... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 4.0

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Le campus Civic de l'hôpital d'Ottawa est présentement sur la rue Carling.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Alors que la Commission de la capitale nationale recommandait que le futur campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa soit érigé au pré Tunney, les élus provinciaux et fédéraux de la région et le maire d'Ottawa, Jim Watson, ont rejeté cette option du revers de la main, en autres pour des raisons d'accessibilité. Les élus favorisaient plutôt le site de l'ancien édifice Sir John Carling, à la ferme expérimentale, une option qui a reçu l'appui de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Bien du travail reste encore à faire pour planifier la construction de ce futur campus Civic, de sorte que le président-directeur général de l'Hôpital d'Ottawa, le Dr Jack Kitts, prévoit une ouverture en 2026. Le nouvel établissement, dont le coût de construction est estimé à 2 milliards$, remplacera le campus actuel de la rue Carling, qui date de 1924.

Une déclaration: «C'est long»

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en... (Archives, Le Droit) - image 6.0

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en entrevue éditoriale avec Le Droit.

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En entrevue éditoriale avec Le Droit en septembre dernier, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a admis que «c'est long» pour que la population de l'Outaouais perçoive des résultats dans l'amélioration de l'accès aux soins de santé. «Les chiffres montrent que la région ici n'est pas au niveau où elle devrait être, elle est à un niveau d'inscription à un médecin de famille inférieur à 70%, ce qui est très bas», avait mentionné M. Couillard au début septembre, en ajoutant une comparaison avec le Saguenay-Lac-Saint-Jean, où le taux d'inscription de la population auprès d'un omnipraticien était alors de 85%. M. Couillard a toutefois assuré que les patients de la région regagneront confiance envers le réseau de la santé quand ils verront «des exemples complets de succès», citant en exemple la mini-urgence pédiatrique de Gatineau et les projets de supercliniques qui sont sur la table. Des travaux ont d'ailleurs commencé à l'angle des boulevards Saint-Raymond et Lionel-Émond, dans le secteur Hull, où un groupe de médecins veut ouvrir une superclinique au courant de 2017.

Un chiffre: 6 mois

Près de six mois. Tel était le délai auquel devaient s'attendre les femmes de l'Outaouais, l'hiver dernier, pour obtenir les résultats d'un test de routine de dépistage du cancer de l'utérus, communément appelé test Pap. Le jour même où Le Droit révélait cette information, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, était de passage en Outaouais. Il a réagi en affirmant que cette situation n'était «pas propre à l'Outaouais», et que la problématique était «panquébécoise». Or, Le Droit a vérifié cette information auprès d'autres établissements de la province, et de toutes les réponses obtenues, le plus long délai était au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où «d'un à trois mois» étaient nécessaires pour obtenir les résultats d'un test Pap de routine. Ailleurs, des délais aussi courts qu'une semaine ont été rapportés. Quelques jours plus tard, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais a annoncé l'ajout d'un technologue supplémentaire pour se consacrer à temps plein aux analyses des tests Pap. À la fin-mai, le CISSSO indiquait avoir réussi à répondre à la norme ministérielle demandant que les résultats des tests Pap de routine soient livrés en moins de 60 jours ouvrables.

Une résolution: recruter des médecins de famille

Le Dr Marcel Guilbault... (Etienne Ranger, Archives Le Droit) - image 9.0

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Le Dr Marcel Guilbault

Etienne Ranger, Archives Le Droit

L'espoir est là pour les patients de l'Outaouais qui attendent - parfois depuis des années - de trouver un médecin de famille. En 2016, 18 des 32 postes d'omnipraticiens autorisés pour la région n'ont pas trouvé preneur. Une abondance de candidatures pour 2017 a permis d'octroyer à de nouveaux médecins les postes qui étaient demeurés vacants en 2016, tout en laissant présager un recrutement optimal pour les 18 postes autorisés au cours de l'année à venir. Pour une première fois depuis «très longtemps», les candidats aux postes de médecins de famille disponibles en Outaouais devront se soumettre à une entrevue. Ce revirement de situation fait dire au président de l'Association des médecins omnipraticiens de l'ouest du Québec, le Dr Marcel Guilbault, que la liste de patients orphelins pourrait diminuer rapidement dans la région. À l'heure actuelle, quelque 31 000 patients de l'Outaouais sont en attente d'un médecin de famille. Si une cinquantaine de nouveaux omnipraticiens prennent chacun en charge 500 patients orphelins, «on est en business», croit le Dr Guilbault.

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