CLSC de Low: une citoyenne préoccupée

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Une résidente de Low s'inquiète de voir que les portes du CLSC de cette municipalité de la Vallée-de-la-Gatineau sont désormais barrées en tout temps, une mesure en place depuis plus d'un an qui n'a toutefois pas de conséquences sur l'offre de services, assure le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

Colette Boisvert Canavan habite Low depuis des décennies. Le CLSC de l'endroit a déjà été « achalandé », dit-elle, mais ce n'est plus le cas. « Là, il nous reste juste une infirmière qui est là quatre jours par semaine, et ça c'est quand elle n'est pas convoquée ailleurs et qu'elle n'est pas en congé de maladie. [...] Et si tu te présentes sur place, il n'y a pas de réponse, parce que l'infirmière ne fait que des rendez-vous. Elle fait des pansements, des injections et toutes sortes de choses et ça va bien pour ceux qui ont un rendez-vous, mais si tu arrives à la porte pour une coupure et que ça saigne beaucoup, ça ne répond pas. »

Poste aboli

Le CISSSO confirme qu'auparavant, une réceptionniste oeuvrait au CLSC. « Mais l'ancienne administration du Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-la-Gatineau avait procédé à l'abolition du poste dans le cadre de mesures pour atteindre l'équilibre budgétaire », a indiqué l'adjoint au président-directeur général du CISSSO, Benoît Gauthier.

Cette mesure mise en place avant la création du CISSSO n'a toutefois pas de conséquences sur les services cliniques offerts, affirme M. Gauthier.

Selon Mme Boisvert Canavan, trois travailleuses sociales qui oeuvraient au CLSC de Low n'y travaillent plus. Au CISSSO, on soutient que les services sont maintenus, mais qu'il est possible que des travailleurs sociaux desservent le secteur de Low à partir d'autres points de service.

En ce qui concerne le verrouillage de la porte d'entrée, il s'agit d'une mesure pour assurer la sécurité des employés, note M. Gauthier. Outre l'infirmière, d'autres professionnels y effectuent parfois des consultations sur rendez-vous, affirme-t-il.

Hôpital de wakefield 

Pour les urgences mineures, il y a toujours la possibilité de se tourner vers l'urgence de l'hôpital de Wakefield, souligne M. Gauthier en rappelant que les salles d'urgence traitent déjà de nombreux cas mineurs. Pour Mme Boisvert Canavan, les 28 kilomètres de la route 105 séparant Low de Wakefield sont toutefois longs à parcourir pour une population qui pouvait auparavant avoir accès à certains soins plus rapidement au CLSC.

Le CISSSO dit n'avoir « aucune volonté de diminuer les services cliniques », et rappelle que des investissements ont été annoncés cet été pour accroître le soutien à domicile dans la région, « notamment dans les milieux ruraux ». Des discussions préliminaires ont par ailleurs été entamées avec la municipalité de Low pour étudier la possibilité qu'un projet de centre multifonctionnel puisse accueillir - s'il se concrétise - les services du CLSC d'ici quelques années.

Le CISSSO conscient des problèmes au CLSC de Val-des-Bois

Certains problèmes rencontrés par les citoyens obtenant des services au CLSC de Val-des-Bois seront résolus «rapidement», assure le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO). Le député de Papineau, Alexandre Iracà, a participé lundi à une rencontre avec des représentants de la municipalité et du CISSSO au cours de laquelle «différentes problématiques» ont été exposées. «Il y avait notamment des problèmes avec le système téléphonique et nous procéderons rapidement aux ajustements, assure l'adjoint au président-directeur général du CISSSO, Benoît Gauthier. Nous avons également discuté de la possibilité de maximiser l'utilisation des locaux du CLSC de Val-des-Bois en partenariat avec la municipalité. Nous sommes par ailleurs sensibles à la réalité de la municipalité et nous souhaitons poursuivre le dialogue avec eux au sujet des problématiques particulières vécues par des citoyens.»

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