Optilab: les syndiqués craignent des délais pour les patients

Plusieurs technologistes du CISSSO ont manifesté, pancartes en... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Plusieurs technologistes du CISSSO ont manifesté, pancartes en main, jeudi devant l'hôpital de Hull.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Des technologistes ont manifesté devant l'hôpital de Hull, jeudi midi, pour réclamer un moratoire sur l'implantation de la réforme des services de laboratoire Optilab, qu'ils estiment être « une menace à la qualité des services à la population ».

Une vingtaine de membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) étaient postés sur le boulevard Lionel-Émond pour faire connaître leurs inquiétudes par rapport à la mise en place d'Optilab à la grandeur du Québec, qui doit se faire graduellement au cours des prochaines années. Les syndiqués réclament ainsi un moratoire et souhaitent être consultés et impliqués dans la réforme des services de laboratoire.

Des manifestations similaires se tenaient simultanément devant une quarantaine d'établissements de santé de la province.

La répondante politique de l'APTS pour l'Outaouais, Andrée Poirier, craint que les patients doivent composer avec de plus longs délais pour recevoir leurs résultats, et donc leurs diagnostics. Les laboratoires des hôpitaux en secteur rural seront durement touchés, affirme-t-elle, puisqu'il ne s'occuperont que des cas urgents.

« Ça veut dire qu'un échantillon pour une biopsie à Maniwaki va voyager jusqu'à Gatineau, dit-elle. On va augmenter le délai pour avoir un diagnostic, et ça, c'est inacceptable, parce que quand le cancer progresse, on veut nos résultats de tests en vitesse. »

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), la porte-parole Geneviève Côté affirme plutôt qu'il n'y aura aucun délai supplémentaire, et que l'arrivée d'Optilab permettra un « gain d'efficacité » et une meilleure traçabilité des échantillons. « Oui, il y aura un certain temps dédié au transport, mais tout sera automatisé, donc le temps de transport sera regagné au niveau de l'analyse et de la transmission du résultat », affirme-t-elle en précisant qu'il y aura trois transports d'échantillons chaque jour entre les périphéries et les laboratoires urbains.

Transferts anticipés

Des craintes sont également soulevées par l'APTS en lien avec le transfert d'employés, qui touchera surtout les technologistes du secteur urbain de l'Outaouais. « L'APTS veut rappeler au ministre Barrette que les technologistes médicales ne sont pas des pions qu'on déplace et qu'on ne consulte pas », a lancé Mme Poirier.

Christine Guérette, technologiste médicale et assistante-chef en hématologie et banque de sang à l'hôpital de Hull, affirme qu'elle sera transférée vers le laboratoire de l'hôpital de Gatineau, et qu'elle devra y travailler de jour, de soir et de nuit, alors qu'elle détient actuellement un poste de jour.

« Pour la conciliation travail-famille, pour moi, c'est impossible, dit-elle. Mon conjoint travaille de soir, mes enfants vont à l'école et à la garderie le jour, alors je fais quoi ? Je trouve une autre garderie pour le soir ? Ça ne fonctionne pas. »

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