Optilab: pas de pertes d'emplois prévues en Outaouais

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La centralisation des laboratoires de biologie médicale prévue avec l'implantation du projet Optilab n'occasionnera pas de perte d'emplois en Outaouais, mais certaines ressources oeuvrant en milieu rural devront toutefois être transférées vers les établissements de Gatineau et Hull.

Comme partout à l'échelle du Québec, les dirigeants du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) ont présenté les grandes lignes de la réforme Optilab au technologistes médicaux et au syndicat, mercredi.

La réforme qui sera implantée aux quatre coins de la province d'ici 2021 prévoit la centralisation de la majorité des analyses de prélèvements vers des grands « laboratoires serveurs » pour chaque région. Une modernisation des pratiques qui devrait permettre d'économiser 75 millions de dollars, selon le ministère de la Santé du Québec.

D'ici les prochaines années, l'hôpital de Gatineau deviendra ainsi le laboratoire principal en Outaouais pour le traitement de la banque de sang et celui des échantillons associés à l'hématologie, à la biochimie et à la microbiologie. L'hôpital de Hull servira pour sa part de « laboratoire serveur B » et recevra les prélèvements en cytologie et pathologie.

Les analyses urgentes et les échantillons instables continueront pour leur part d'être effectuées localement dans les centres hospitaliers de Maniwaki, du Pontiac, de Wakefield et de Papineau, de même qu'au CLSC de Saint-André-Avellin, confirme le CISSSO.

D'ici cinq ans, l'équivalent de six à huit postes à temps plein de techniciens médicaux seront ainsi éliminés par attrition en Outaouais, mais aucune abolition de postes n'est envisagée.

« Selon nos premières prévisions, l'impact au niveau de la main d'oeuvre sera en deçà de 10 % pour tous nos employés de laboratoire. Les changements vont se faire au fil du temps avec les départs à la retraite, mais personne ne va perdre son emploi. L'impact va se faire en termes de transferts », affirme la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté.

Cette dernière soutient que c'est le « fonctionnement déjà très similaire de l'Outaouais » avec ce que va être Optilab qui explique cette différence avec certaines autres régions de la Belle Province.

À l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l'Outaouais, qui représente quelque 200 techniciens en laboratoire, on dénonce le « flou » entourant le projet et on prône la prudence face à ce qui a été présenté mercredi.

« Tout ce projet Optilab va venir dévaloriser la profession en changeant les façons de fonctionner. Et en termes d'économies, on se demande où seront les gains parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a toute l'infrastructure que Gatineau n'a pas. Quand on demande pour des données, on ne nous donne pas de réponse. Il nous manque encore beaucoup d'information », plaide la porte-parole de l'APTS pour l'Outaouais, Teresa Muccari.

Au CISSSO, on soutient que la réforme se fera à coût nul et que les plus grandes modifications au niveau du modèle de fonctionnement dans la région seront implantées à compter de 2018.

Avec La Presse Canadienne

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