Faculté satellite de médecine: 8% du cursus en anglais

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Le premier ministre Philippe Couillard en compagnie du doyen de la faculté de médecine de l'Université McGill, le Dr David Eidelman

Patrick Woodbury, LeDroit

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L'enseignement purement magistral de la faculté satellite de médecine de Gatineau sera donné en anglais par visioconférence, en provenance directement des locaux montréalais de l'Université McGill.

Dans le nouveau cursus de l'enseignement de la médecine à McGill, cette formation théorique représente 8% du temps passé en classe par les étudiants, a précisé le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

«Je ne vois aucun problème à ce que ce soit à 92% en français, a-t-il insisté. Je crois que les étudiants n'y verront aucun problème non plus. Nous avons la chance au Québec d'avoir l'Université McGill, l'une des plus renommées au monde. Elle participe à la formation de la médecine ici en région, en très grande majorité en langue française et c'est ça qui compte.»

Le doyen de la faculté de médecine de l'Université McGill, le DDavid Eidelman, explique que la façon d'enseigner la médecine a beaucoup évolué au cours des dernières décennies.

«Auparavant, on passait toute la journée en classe à écouter des discours, mais plus maintenant, dit-il. Il y a beaucoup plus de discussions en groupe et de travail de façon autonome et ça, ça va se faire ici, en français, avec des enseignants sur place, embauchés pour ça.»

Viser 100%

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est d'avis que ce 8% d'enseignement en anglais «n'est pas un gros compromis à court terme par rapport au gain à long terme» que procurera la présence de la faculté satellite. 

Ce dernier souhaite néanmoins que l'enseignement puisse éventuellement se donner à 100% en français. 

«Tout en gardant en tête que la connaissance de l'autre langue est incontournable pour un médecin, il est important, au Québec, que les gens puissent s'instruire dans leur langue, a-t-il clamé. Si on est capable d'enseigner la médecine totalement en français à l'Université d'Ottawa, je suis certain qu'on sera aussi capable de le faire ici.»

Une collaboration à développer entre McGill et l'UQO

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La ministre québécoise de l'Enseignement supérieur, Hélène David, dit maintenant s'attendre à ce que l'UQO profite de l'arrivée de la faculté satellite.

Patrick Woodbury, LeDroit

L'arrivée d'une faculté satellite de médecine à Trois-Rivières il y a quelques années a agi comme un moteur de développement «incroyable» pour l'université, là-bas, affirme la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, qui dit maintenant s'attendre à la même chose pour l'Université du Québec en Outaouais (UQO). 

L'annonce de la construction de la faculté satellite de médecine à Gatineau, mardi, était aussi assortie d'une «entente de collaboration pour le développement de programmes de formation en santé» entre les universités McGill et l'UQO. La priorité sera donnée à la formation d'infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne, en santé mentale et en pédiatrie. 

La ministre David a rappelé que l'UQO a récemment reçu une somme de 250 000$ du gouvernement du Québec pour développer d'autres programmes, notamment dans le domaine de la santé, un travail qui doit se faire en parallèle de celui prévu à l'hôpital de Gatineau par l'Université McGill.

«On parle d'activités d'interdisciplinarité, lance le recteur de l'UQO, Denis Harrisson. Les programmes qu'on développera seront offerts au campus de l'UQO, à Gatineau, et non pas ici [à l'hôpital]. On espère que les étudiants [en médecine] viendront sur notre campus pour d'autres activités, même si nous sommes éloignés de 12 ou 13 kilomètres.»

Le doyen de la faculté de médecine de l'Université McGill, le Dr David Eidelman, explique que le nouveau cursus d'enseignement de la médecine force les futurs médecins à mieux travailler en équipe que leurs prédécesseurs. «Il est plus fréquent maintenant d'avoir des professionnels de plusieurs disciplines qui s'assoient ensemble, dit-il. Dans la philosophie, on comprend que les soins, ça se passe en équipe. L'époque où les médecins travaillaient tout seuls, en donnant des ordres aux infirmières, c'est du passé. Il faut travailler en équipe. Ça prend plus d'un professionnel pour traiter les patients, notamment les cas de maladies chroniques et cet aspect se retrouve dans notre formation.»

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