Une surdose mortelle aux 11 jours à Ottawa

Mercredi était la Journée internationale de sensibilisation aux... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Mercredi était la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Tous les 11 jours, une personne meurt d'une surdose de drogue à Ottawa.

Et le chiffre est probablement beaucoup plus élevé, puisque toutes les surdoses ne sont pas rapportées, déplore le porte-parole des paramédics d'Ottawa, Jean-Pierre Trottier. «Et on ne compte même pas les surdoses d'alcool.»

Mercredi était la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses. Une cinquantaine de personnes - du consommateur de la rue à l'intervenant de première ligne - se sont réunies au Monument canadien pour les droits de la personne, sur la rue Elgin.

«Depuis que nous enregistrons les appels pour les surdoses, en 2012, nous avons observé une augmentation des appels. Et les cas empirent. Cette année, on prévoit 1400 appels pour surdose», dit M. Trottier.

Les organisateurs de la manifestation ont déposé des paires de souliers devant le monument, pour souligner l'absence des personnes aimées dans leurs entourages. Environ 33 personnes décéderont d'une surdose de drogue en 2016 dans la capitale.

Darren Noftol est toxicomane. Mercredi, il a pris le micro pour demander au public et aux autorités d'aider les plus vulnérables. «Je suis en faveur des sites d'injections supervisées. Sinon, la personne vit seule, consomme seule, fait sa surdose seule, et meurt seule.»

L'homme a été chaudement applaudi après avoir raconté les misères de la rue.

«C'est l'affaire de tout le monde, pas juste des toxicomanes, dit-il. Les jeunes veulent se "geler", mais il faut les éduquer avant que ce soit trop tard.»

Le groupe a présenté une série de demandes aux gouvernements municipal, provincial et fédéral.

On demande notamment d'assurer l'accès aux services aux sites d'injection supervisés à Ottawa, légaliser l'utilisation personnelle de drogue, développer une loi de «bon Samaritain» pour protéger les consommateurs lors d'interventions en cas de surdose, inclure le thème de consommation de substances et de dépendance dans les plans de cours à l'école, et accroître l'accès à l'enseignement de techniques de consommation plus sûres.

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