Retrouvé à des kilomètres de l'hôpital

Mira Labrèche déplore que son époux André, atteint... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Mira Labrèche déplore que son époux André, atteint de la maladie d'Alzheimer, n'ait pas bénéficié d'une surveillance plus étroite lors de son séjour au campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa la semaine dernière.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Une femme dont le mari atteint d'Alzheimer a été hospitalisé à l'hôpital Civic d'Ottawa pour une thrombose dénonce ce qu'elle considère être un manque d'attention du personnel à l'endroit de son mari.

Mira Labrèche affirme que son époux André s'est enfui de sa chambre cinq fois en presque autant de jours à l'hôpital. L'homme de 76 ans a été hospitalisé le 27 juillet dans l'établissement situé à l'angle des avenues Parkdale et Carling.

À quatre reprises, il a été retrouvé dans l'hôpital.

La cinquième fois, Mme Labrèche a trouvé son mari à 1h du matin, lundi, près du restaurant McDonald's du chemin Montréal, situé à proximité de l'hôpital Montfort, après une fuite de sept heures. Le couple habite dans ce secteur de la ville.

Mme Labrèche a cherché son mari pendant plusieurs heures en voiture après que le personnel de l'hôpital eut constaté qu'il n'était plus dans sa chambre, peu avant 18h, dimanche. 

«Ils m'ont appelé à 19h. Je suis venu ici et après je l'ai cherché partout», a relaté Mme Labrèche en entrevue au Droit. «Il était déshydraté. Il était tout mouillé. Il était pâle.»

«Chaque fois que je partais, je disais au personnel de faire attention à mon mari, parce que s'il sortait de sa chambre, il ne saurait pas comment y retourner. Il cherchait tout le temps à s'en aller. On me répondait: "No worries. We take care."»

Mira Labrèche
épouse d'André Labrèche

L'homme a été hospitalisé à l'hôpital Civic à la suite d'une référence d'un médecin. 

Mme Labrèche se plaint que son mari n'était pas surveillé lorsqu'elle quittait l'hôpital après ses visites, et que personne n'a assuré sa sécurité.

«Chaque fois que je partais, je disais au personnel de faire attention à mon mari, parce que s'il sortait de sa chambre, il ne saurait pas comment y retourner. Il cherchait tout le temps à s'en aller. On me répondait: "No worries. We take care"», a raconté la femme, précisant que les ascenseurs sur l'étage où était située sa chambre sont devant le poste des infirmières, et qu'ainsi, les sorties de son mari auraient dû être observées.

«Imaginez-vous s'il avait eu un accident ou s'il s'était évanoui», a-t-elle ajouté.

Ce n'est que lundi, a-t-elle indiqué, que quelqu'un a été affecté à sa surveillance. M. Labrèche est retourné chez lui mardi après-midi. Il prend des médicaments et se porte maintenant mieux, selon sa femme.

Mme Labrèche s'est aussi plainte de ne pas avoir été en mesure de parler en français avec le personnel hospitalier, et elle a aussi déploré qu'elle a dû s'occuper de son mari à l'hôpital pour le laver et le changer.

«Examen approfondi» en cours

L'hôpital a confirmé que le patient a quitté les lieux, et qu'un «examen approfondi de ce cas est en cours».

«L'Hôpital ne peut pas commenter le cas en question par souci de confidentialité du patient. Cependant, l'équipe de soins s'efforce toujours de trouver le juste milieu pour donner aux patients une liberté de mouvement et une autonomie tout en assurant leur sécurité», a précisé Kate Eggins, porte-parole de l'Hôpital d'Ottawa dans un courriel.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer