Ottawa garde la maladie de Lyme à l'oeil

La tique à pattes noires transmet la maladie... (Archives, La Voix de l'Est)

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La tique à pattes noires transmet la maladie de Lyme à l'humain en le piquant.

Archives, La Voix de l'Est

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Le nombre de cas de maladie de Lyme répertoriés à Ottawa en 2015 a plus que triplé comparativement à l'année précédente, passant de 22 à 70. Santé publique Ottawa est clair, le risque de contracter la maladie est réel dans la région.

L'augmentation du nombre de cas signalés et du nombre d'infections vraisemblablement contractées à Ottawa serait liée à une sensibilisation plus accrue sur le sujet. Des campagnes de prévention et de sensibilisation sont mises sur pied chaque année. 

« Nous observons une grosse augmentation au cours de la dernière année. Nous portons une attention particulière à la maladie de Lyme. Nous faisons la collecte de tiques à Ottawa et nous testons pour voir quelle est la proportion d'insectes infectés. [...] Je ne dirais pas que la situation est alarmante, mais c'est un problème de santé publique important », explique Lindsay Whitmore, épidémiologiste pour Santé publique Ottawa.

Un seul type de tique, celle à pattes noires, peut transporter la bactérie pouvant causer la maladie de Lyme dans la région d'Ottawa, de l'Est ontarien et de l'Outaouais. L'insecte se nourrit du printemps à l'automne et environ une tique sur 10 serait infectée.

Bien que les tiques préfèrent les secteurs boisés, Mme Withmore précise qu'elles peuvent se déplacer facilement.

« Il ne faut pas être trop loin dans la forêt pour en voir, dit-elle. Les animaux de compagnie peuvent transport des tiques et les apporter près de la maison. [..] En théorie, les endroits où nous trouvons les tiques changent et deviennent de plus en plus communs. Les gens sont dehors de plus en plus et donc exposés au risque. » Il est donc conseillé de tondre le gazon régulièrement pour éviter leur présence à proximité de notre résidence.

L'Outaouais épargnée

Bien que la tique susceptible de transmettre la maladie de Lyme soit présente en Outaouais, le risque de l'attraper est plus faible. Chaque année, entre un et six cas ont été rapportés entre 2010 et 2015 dans la région.

Le Centre intégré de santé et services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) rappelle que la vigilance est importante puisque la bactérie peut être contractée à l'extérieur de la région. « Il y a des cas de maladie de Lyme dans la région, mais c'est beaucoup moins présent qu'ailleurs au Québec. Les gens diagnostiqués en Outaouais, dans la plupart des cas, se sont fait piquer par la tique ailleurs. Sur les six cas en 2015, seulement deux ont été acquis dans la région », explique Camille Paquette, médecin-conseil, spécialiste en santé publique et médecine préventive au CISSSO.

Prévenir plutôt que guérir

Bien que seulement une tique sur 10 soit porteuse de la maladie de Lyme, la présence grandissante de la bestiole sur le territoire d'Ottawa expose les citoyens au risque de contracter le virus. Le meilleur moyen de prévenir les piqûres est de se protéger.

Aucun vaccin n'existe pour prévenir la maladie de Lyme, mais des antibiotiques peuvent être prescrits pour combattre le virus. Si on attend pour le traiter, des complications peuvent survenir et entraîner l'apparition de maladies ou de problèmes chroniques comme l'arthrite ou l'atteinte du système nerveux.

Parmi les moyens qui existent pour éviter qu'une tique nous choisisse comme hôte, Santé publique Ottawa recommande de porter des pantalons et un chandail à manches longues de couleurs claires, en plus d'appliquer du chasse-moustique. L'objectif est de protéger la peau.

Comme les tiques a pattes noires, qui peuvent mesurer à peine 2 millimètres, sont plus nombreuses dans les endroits boisés, il est conseillé d'inspecter toutes les surfaces de notre corps lorsqu'on revient d'une randonnée.

Lorsqu'on est piqué par une tique, le mot d'ordre est de la retirer le plus rapidement possible en prenant soin de ne pas écraser sa tête. 

« La tique infectée ne peut généralement transmettre la bactérie qu'après avoir été accrochée à la peau pendant au moins 24 heures », souligne Lindsay Whitmore, épidémiologiste pour Santé publique Ottawa.

Les premiers symptômes peuvent se développer entre trois et 30 jours suivants la piqûre. 

Les premiers signes d'infection les plus fréquents apparaissent sur la peau comme une rougeur au niveau de la piqûre, qui grossit pour atteindre jusqu'à 5 cm de diamètre.

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