L'homme qui rêvait de marcher à nouveau

Luc Renaud souhaite amasser 50 000$ pour s'envoler... (Martin Roy, LeDroit)

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Luc Renaud souhaite amasser 50 000$ pour s'envoler vers la Pologne ou le Mexique pour y recevoir des traitements qui lui permettront possiblement de remarcher.

Martin Roy, LeDroit

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Luc Renaud avait un emploi, faisait des projets d'avenir avec sa nouvelle copine, courait des marathons. Il y a neuf mois, sa vie s'est mise sur pause lorsqu'un banal accident l'a cloué à un fauteuil roulant. Et il espère la remettre en marche grâce au sociofinancement.

C'était le 20 octobre 2015 à 23h.

Ce soir-là, un bruit venu du sous-sol a réveillé le résident de Val-des-Monts en sursaut. Décidé à découvrir ce qui se tramait, il s'est dirigé vers le sous-sol. Mais une marche manquée lui a fait débouler l'escalier et finir sa course tête première sur une planche de bois. Il y est resté jusqu'à ce que son amie de coeur Véronique s'inquiète et appelle les policiers pour défoncer la porte. Son amoureux y était encore, inerte et inconscient depuis 38 heures.

Appel au 9-1-1, ambulance, opération d'urgence. Luc est tombé dans le coma. Deux semaines plus tard, à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal, il s'est réveillé... mais pas le reste de son corps. Un autre choc l'attendait, lorsque les médecins lui ont alors annoncé qu'il resterait probablement quadraplégique. «Avec beaucoup de positif, j'ai commencé à travailler fort pour les bouger, raconte l'ex-technicien de bâtiment. Aujourd'hui, mon bras gauche bouge à 95%, et l'autre à 75%. Il y a de l'espoir!»

Après un mois à Montréal, il en a passé sept autres à défiler dans trois maisons de réadaptation avant de revenir chez lui pour de bon. Pendant sa convalescence, sa Véro a passé des heures à chercher une solution avec l'espoir que comme ses bras, ses jambes retrouvent leur motion. Les recherches ont porté fruit; Luc a été admis comme candidat à un traitement qui rehausserait ses chances de remarcher de 60% en regonflant sa moelle épinière, qui a été compressée lors de l'accident, pour y rétablir la circulation sanguine.

Le hic: le traitement en question étant à l'étude au Canada, Luc devra décoller pour le Mexique ou la Pologne pour le recevoir. Tous frais additionnés, le voyage lui coûterait 50 000$. Il y a trois semaines, Luc a lancé une campagne de sociofinancement sur le site web GoFundMe, et qui a amassé jusqu'à présent plus de 1200$.

Quand remarchera-t-il? Seul le temps le dira, mais chose certaine, Luc est déterminé à y parvenir, même s'il lui faut une canne pour le reste de ses jours. «Je vais travailler très fort mentalement. Et une fois debout, Véro et moi, on va commencer à marcher ensemble. Petit train va loin, on va faire d'autres plans. On va se faire une vie, comme on avait décidé de le faire avant l'accident.»

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