Les syndiqués inquiets des répercussions

Les syndiqués du centre de réadaptation La RessourSe... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Les syndiqués du centre de réadaptation La RessourSe ont dénoncé mardi l'annonce du transfert des patients vers une unité de soins non adaptés de l'Hôpital de Hull.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les membres des différents syndicats qui travaillent au centre de réadaptation La RessourSe ont dénoncé haut et fort, mardi, l'annonce du transfert des patients vers une unité de soins non adaptés de l'Hôpital de Hull.

Selon ces derniers, les patients hospitalisés paieront le prix en n'ayant pas accès à un service optimal. Les thérapies seront offertes à La RessourSe pendant cette période, mais les plans de réadaptations couvrent plus que les séances au gymnase, illustre Marsha Préfontaine, présidente du syndicat de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui représente quelque 120 thérapeutes.

« La réadaptation, c'est aussi offrir un milieu de vie qui ressemble à celui à la maison », a expliqué Mme Préfontaine lors d'une manifestation devant les locaux de La RessourSe, mardi midi.

Même si le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) compte mettre en place cette mesure pour une période temporaire, les syndiqués ne sont pas rassurés. 

« Ça fait un mois que les gestionnaires savent qu'on va avoir un déficit de médecins. Ils n'ont pas réussi à régler la situation pendant ce mois-là. Alors temporaire, c'est combien de temps ? » questionne Mme Préfontaine.

« Pris en otage »

De leur côté, les syndicats affiliés à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) de l'Outaouais affirment que les patients se retrouveront « pris en otage ». Les infirmières s'inquiètent pour la sécurité des patients, affirmant que les fauteuils roulants et marchettes sont trop gros pour les salles de bains dans les chambres d'hôpital.

« Cette mesure va augmenter les risques de complications pour nos patients, les risques de chute, et le temps d'hospitalisation sera plus grand. On veut les garder à La RessourSe pour offrir des soins sécuritaires », souligne l'infirmière Alexandrine Alexandre.

Tant la FIQ que l'APTS pointent du doigt la loi 20 qui ne permet pas aux médecins de faire la garde directement dans les locaux du centre de réadaptation, même si l'établissement est relié au centre hospitalier par une passerelle.

La FIQ demande au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'accorder une dérogation ministérielle quant à l'obligation de la prise en charge de nouveaux patients afin de les autoriser à pratiquer au centre de réadaptation La RessourSe.

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