Reconnu coupable d'avoir giflé une patiente

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Le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec (CMQ) reconnaît l'urgentologue gatinois Luc-Philippe Lacroix coupable de ne pas avoir maintenu une « conduite irréprochable [...] sur le plan physique, mental ou affectif » dans le traitement d'une patiente suicidaire à l'hiver 2015.

On reproche au Dr Lacroix d'avoir giflé et tiré les cheveux d'une patiente agitée en plus d'avoir tenu des propos injurieux à son endroit. Le conseil de discipline du CMQ a retenu la version des faits de l'infirmier et des surveillants d'établissements qui ont assisté à la scène.

Le soir de l'incident, la patiente (qui ne peut être nommée en vertu d'une ordonnance de non-divulgation) a été placée dans une chambre de l'Hôpital de Gatineau après avoir indiqué au triage de l'urgence qu'elle avait ingéré de la vodka et toute sa prescription d'antipsychotique.

La femme au lourd dossier médical (VIH, hépatite C, consommation de drogues et d'alcool) a plus tard demandé à quitter l'hôpital et s'est agitée. Elle a empoigné une poignée de pilules de sa poche pour l'avaler devant un infirmier.

Le Dr Lacroix et l'infirmier ont tenté d'asseoir la patiente sur sa civière, ce qu'elle a refusé de faire. Ils ont également essayé de la déshabiller pour lui enfiler une jaquette d'hôpital.

Devant l'hostilité de la femme, ils ont décidé de la transférer sur une civière afin de l'attacher avec des sangles. Dans le processus, l'urgentologue aurait d'abord asséné une tape au thorax de la patiente pour qu'elle se calme et lui a tiré les cheveux pour l'immobiliser et l'attacher sur la civière.

La patiente a par la suite craché au visage du Dr Luc-Philippe Lacroix. Comme la femme est porteuse du VIH et qu'il avait des plaies au visage, le médecin a paniqué. C'est là qu'il a giflé la patiente. Il l'a ensuite injuriée, indiquant qu'elle aurait bien plus préoccupant à se soucier que ses pensées suicidaires s'il était testé positif au VIH. Les propos exacts de l'urgentologue varient selon les témoignages, mais ils se ressemblent.

Dans le jugement, le conseil de discipline souligne que Luc-Philippe Lacroix a reconnu avoir commis la plupart des gestes qui lui sont reprochés, mais qu'il a cependant tenté de se disculper de toute responsabilité en apportant certaines nuances qui ont été discréditées par les autres témoignages.

Une audience sera tenue à une date ultérieure afin de déterminer la sanction qui sera imposée au Dr Lacroix.

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