Les travailleurs sociaux manifestent

Des membres de l'APTS ont fait connaître leur... (Simon Bigras, collaboration spéciale)

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Des membres de l'APTS ont fait connaître leur mécontentement devant le CLSC Saint-Rédempteur, mardi midi.

Simon Bigras, collaboration spéciale

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La campagne « J'aime mon CLSC » est débarquée en Outaouais, mardi, alors des professionnels ont manifesté mardi pour dénoncer le déplacement de ressources vers les groupes de médecine familiale (GMF), une décision qui nuira, selon eux, aux clientèles vulnérables.

Des membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont fait connaître leur mécontentement devant le CLSC Saint-Rédempteur du secteur Hull, mardi midi. Ils déplorent qu'environ 25 membres du syndicat - principalement des travailleurs sociaux - quitteront un CLSC de la région pour aller oeuvrer au sein d'un GMF.

« Il y aura une surcharge de travail pour les autres intervenants, déplore Benoit Audet, répondant politique de l'APTS pour l'Outaouais. Outre ça, en termes de services à la population, il va vraiment y avoir une diminution pour des clientèles plus vulnérables qui sont habituées de venir au CLSC, des clientèles qui ne souffrent pas à prime abord de problèmes de santé pour se diriger vers les GMF. »

L'APTS craint notamment que les services soient réduits pour les personnes vivant, par exemple, des problèmes de pauvreté, d'insalubrité ou de violence conjugale.

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), on indique que 9,2 équivalents à temps complet seront transférés des CLSC vers des GMF, et qu'il est donc « possible » que 25 employés soient touchés. Des affichages auront aussi lieu afin de pourvoir d'autres postes en GMF. 

La vice-présidente de l'exécutif régional de l'APTS, Catherine Lavigne-Charette, craint que toute la clientèle n'ayant pas accès à un GMF soit laissée en plan.

« On nous a expliqué qu'il y a 45 % de la population de l'Outaouais qui est connue d'un médecin en GMF, et qu'ils transféraient 45 % des ressources en GMF, dit-elle. Par contre, ce ne sont pas 45 % des clients connus en GMF qui ont besoin du service d'un CLSC. Les 55 % qui restent sont juste encore plus pénalisés, parce qu'ils vont perdre des ressources qui peuvent répondre à leurs besoins, et ils n'ont pas de médecin. Les gens qui n'ont pas de médecin et qui ont besoin des services du CLSC mais qui n'en ont pas encore vont probablement être sur la liste d'attente encore plus longtemps. »

La porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté, affirme que l'organisation est « bien consciente qu'il y a un défi en Outaouais » pour la clientèle orpheline d'un médecin de famille, et que ces aspect sera considéré dans l'élaboration du « plan de déploiement » des ressources.

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