Plan de l'an 2 du CISSSO: après l'équilibre, les services

Le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Maintenant que les pièces du casse-tête budgétaire semblent être chacune à leur place pour permettre d'éviter un déficit, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) veut consacrer sa deuxième année d'existence à l'amélioration et au développement de services.

«Je ne me rappelle pas de la dernière fois que les établissements de l'ensemble du territoire de santé et de services sociaux de l'Outaouais étaient en équilibre, donc pour moi, c'est quelque chose de majeur, a souligné jeudi le grand patron du CISSSO, Jean Hébert. On vient de tourner la page. Au lieu de travailler maintenant en fonction du passé, on va pouvoir concentrer nos efforts vers l'avenir pour l'amélioration des services à la population.»

M. Hébert a affirmé être «tanné de toujours parler d'équilibre budgétaire». «Notre mission, ce n'est pas ça, a-t-il lancé. Notre mission, c'est de donner des services à la population.»

Les dirigeants du CISSSO ont identifié quatre «piliers» devant guider leurs efforts: l'accessibilité, la fluidité, la qualité et l'efficience. Des éléments sur lesquels ils comptent travailler en considérant qu'«il y a moyen de faire plus avec les ressources qu'on a et de s'adapter aussi aux besoins», estime M. Hébert. Il a donné l'exemple de la clinique de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang, qui a été mise sur pied sans engendrer de dépenses supplémentaires.

«L'accessibilité, [ce sont] des soins et des services faciles d'accès, connus, offerts en temps opportun dans le milieu le plus approprié, a expliqué M. Hébert. Après ça, c'est la fluidité. Là, il faut arrêter que la personne ait à faire le parcours du combattant. [...] On est intégré. Nous devons, comme organisation, adapter notre offre de services aux besoins de notre clientèle. [...] La question de la qualité est au coeur de nos préoccupations. Des soins humanisés, sécuritaires, adaptés et efficaces. Et l'efficience, c'est du personnel qui est engagé et mobilisé, qui travaille en collaboration pour assurer une saine gestion des ressources disponibles.»

La congestion qui sévit dans les urgences, l'utilisation de lits de courte durée par des patients qui devraient se trouver dans un autre type de ressource et l'accès aux services dans la communauté plutôt qu'à l'hôpital ne sont que quelques-uns des éléments sur lesquels le CISSSO veut agir.

L'utilisation actuelle des salles d'urgence n'est «pas correcte», donne en exemple le pdg adjoint, le Dr Daniel Tardif. «Comme patient, comme citoyen, on ne devrait pas dire "j'ai un problème, je ne sais pas quoi faire, je vais aller à l'urgence", a-t-il mentionné. L'urgence devrait être pour les urgences urgentes, ça ne devrait pas être pour la consultation générale.»

D'autres projets comme l'arrivée de 32 nouvelles chambres en obstétrique, la création de places en centre d'hébergement à La Pêche ou encore l'implantation de l'hémodialyse dans le Pontiac sont aussi toujours dans les plans du CISSSO.

Régler le problème avant la médiatisation

Le CISSSO veut être informé des lacunes du réseau et tenter de les régler au lieu de devoir prendre connaissance de cas problématiques par le biais des médias.

Que ce soit pour les délais d'obtention des résultats de tests Pap de routine, pour l'attente avant d'avoir accès à une mammographie ou encore pour des soins jugés non adéquats par des patients, les médias de la région ont rendu publics divers problèmes du réseau au cours de la dernière année.

Alors qu'il présentait jeudi son cadre budgétaire 2016-2017, le pdg du CISSSO, Jean Hébert, s'est donc adressé aux journalistes présents pour souligner le rôle qu'ont pu jouer différents reportages sur l'identification des problèmes ou l'amélioration des services.

«On va vous remercier, a lancé M. Hébert. Des fois, vous levez le flag, [et ensuite] on réagit. Mais là, on va essayer d'arrêter de réagir et d'être au courant de la situation avant que vous soyiez au courant.»

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