De longs séjours sur civière avant l'hospitalisation

Les patients devant être hospitalisés après un séjour sur civière dans une... (Martin Chamberland, Archives La Presse)

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Martin Chamberland, Archives La Presse

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Les patients devant être hospitalisés après un séjour sur civière dans une urgence de l'Outaouais attendent bien souvent plus d'une journée et demie avant d'obtenir une place dans une unité de soins.

Que ce soit à l'urgence de Hull, de Gatineau, de Wakefield ou de Maniwaki, les patients qui occupent une civière avant d'être hospitalisés y passent en moyenne plus de 36 heures avant d'être transférés sur un lit ailleurs dans l'établissement.

Pour l'année 2014-2015, la durée moyenne de séjour sur civière la plus élevée de la région chez les patients hospitalisés s'est établie à près de 47 heures, à l'hôpital de Wakefield. L'urgence de l'hôpital de Maniwaki a quant à elle légèrement dépassé la quarantaine d'heures.

Les patients devant être hospitalisés après un passage aux urgences de Hull et de Gatineau séjournaient quant à eux pendant une durée moyenne respective de 38,9 heures et 37,9 heures. Dans le secteur Buckingham, c'était près de 28 heures.

Parmi toutes les urgences de la région, il n'y a que celle de l'hôpital du Pontiac, à Shawville, où les patients séjournent en moyenne moins d'une journée complète avant d'être hospitalisés. La durée moyenne de séjour sur civière avant un transfert vers une unité de soins était de 13,4 heures, en 2014-2015.

Le directeur des services professionnels du CISSSO, le Dr Guy Morissette, précise que «ce ne sont pas tous les patients qui attendent 20 ou 25 heures pour avoir un lit». «Pour les soins intensifs, généralement, on parle de minutes, dit-il. [...] Les patients qui ont le plus de difficulté à avoir un lit, ce sont ceux qui ont besoin de soins pour une pneumonie ou pour des problèmes digestifs, par exemple.»

Les changements pour remédier à la situation ne peuvent cependant pas se faire «du jour au lendemain», reconnaît le Dr Morissette en indiquant que le CISSSO se penche notamment sur une révision de «la trajectoire du patient» afin que les séjours aux urgences soient moins longs.

Partir sans consultation

L'hôpital de Hull remporte le titre peu convoité de l'urgence régionale où est observée la plus forte proportion de patients choisissant de partir d'avoir vu un médecin.

Près d'une personne sur cinq (18%) s'étant présentée à l'urgence de Hull en 2014-2015 a quitté avant d'obtenir une consultation médicale, révèle le plus récent rapport du commissaire à la santé et au bien-être. Suivent ensuite les urgences de Gatineau (16% de visites sans prise en charge médicale), Papineau (14%), de Wakefield (10%), de Maniwaki (7%), du Pontiac (5%) et des CLSC de la Petite-Nation (3%) et de Fort-Coulonge (2%).

Outre l'amélioration de l'offre de soins de première ligne, l'une des options envisagées pour améliorée les statistiques aux urgences est «l'uniformisation du rôle des infirmières», a fait savoir le directeur des services professionnels du CISSSO, le Dr Guy Morissette. Ce dernier donne en exemple des infirmières qui peuvent envoyer une personne passer une radiographie, sans que cette démarche passe par un médecin, qui lui pourra voir le patient une fois l'examen réalisé.

«Le dispensateur de soins, ce n'est pas uniquement le médecin», souligne le Dr Morissette.

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