La greffée des reins Yolande Perrier s'éteint à 65 ans

«Je suis une preuve vivante du succès des... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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«Je suis une preuve vivante du succès des greffes d'organes», avait confié Yolande Perrier au Droit en 1997.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Une pionnière de la greffe d'organes vient de s'éteindre. Yolande Perrier, qui a été l'une des premières personnes à subir une transplantation de rein au Canada, est décédée le 21 mai dernier à l'âge de 65 ans.

Yolande Perrier a huit ans quand un empoisonnement alimentaire mine sérieusement la santé de ses deux reins. En 1967, à l'âge de 15 ans, les médecins n'ont plus le choix: ils doivent lui retirer ses deux organes déficients.

Désormais, sa survie tient à la filtration de son sang qu'effectue sa machine à dialyse. Mais une pratique médicale émergente vient changer la donne deux ans plus tard: la greffe. C'est ainsi qu'en 1969, la jeune fille originaire d'Hawkesbury entre dans le groupe des 10 premiers Canadiens à recevoir une greffe du rein.

Il faudra toutefois attendre pour que la santé revienne. L'organe qu'elle a reçu devant seulement être transplanté de façon temporaire, il lui est retiré début 1972, alors qu'elle a 21 ans. Dix mois de dialyse plus tard, le 8 décembre, la jeune Yolande reçoit un cadeau de Noël à l'avance. En réponse à la fin tragique de leur fillette de huit ans, des parents ont pris la décision de donner ses organes et de permettre à deux jeunes femmes de vivre grâce à ses reins. Cette fois sera la bonne.

Yolande Perrier se relève. Elle termine son passage à l'école secondaire, qu'elle a dû quitter à l'âge de 13 ans à cause de ses problèmes de santé, et se fait embaucher chez Bell Canada. Elle consacre le reste de sa vie à faire la promotion de l'importance des dons d'organes.

«Je suis une preuve vivante du succès des greffes d'organes, avait-elle confié au Droit en 1997, pour souligner les 25 ans de succès de sa seconde greffe. J'espère que mon exemple va encourager les gens à devenir des donneurs.»

La famille Perrier demande à ceux qui veulent transmettre leurs marques de sympathie de les traduire par un don au Centre de recherche sur les maladies du rein de l'Hôpital d'Ottawa.

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