Une «super infirmière» à Chénéville dès juin

La Coopérative santé du nord de la Petite-Nation (CSNPN), à Chénéville,... (123RF)

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La Coopérative santé du nord de la Petite-Nation (CSNPN), à Chénéville, accueillera son infirmière praticienne spécialisée (IPS). Toutefois, la nouvelle employée attendue depuis près d'un an ne sera pas embauchée par l'entremise du projet pilote de la Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ), a appris LeDroit.

C'est plutôt le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) qui déploiera dès juin une personne à temps partiel au sein de l'établissement sis à Chénéville.

 Pour l'instant, l'infirmière spécialisée travaillera au moins une journée par semaine à la clinique de la coopérative. Une entente de services avec les détails précis du dossier doit être conclue d'ici la fin du mois de mai. 

La super-infirmière en question pourra dispenser des soins de première ligne aux patients atteints de problèmes de santé chroniques et courants, sans nécessiter de présence physique de médecin sur les lieux.

Elle travaillera conjointement avec le docteur Mathieu Guilbault qui rencontre des patients un week-end par mois depuis janvier, à l'intérieur des locaux aménagés dans l'ancien couvent du village.

Cela signifie par ailleurs que la subvention octroyée en juin 2015 par la FIQ afin de transformer l'établissement de Chénéville en clinique de proximité ne sera pas nécessaire.

La coopérative s'était vu octroyer une subvention de 75 000 $, pour l'embauche d'une IPS, dans le cadre d'un projet pilote qui aurait permis à la ressource de travailler trois jours par semaine durant une période de 12 mois.

La porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté, soutient que les critères exigés par le projet pilote de la FIQ ne pouvaient être satisfaits dans le contexte actuel marqué par le nombre insuffisant d'IPS diplômées à l'échelle du Québec. Le CISSSO a plutôt opté à court terme pour une réorganisation de services.

«On va combler le besoin de cette façon en allant chercher quelqu'un dans nos effectifs et nous allons poursuivre le recrutement pour arriver avec une ressource permanente dans le futur. Nous avons une stagiaire candidate au titre qui sera avec nous cet été et nous avons deux autres candidates potentielles qui auront complété leur formation en 2017», explique Mme Côté.

La présidente de la CSNPN, Lise Villeneuve, aurait quant à elle aimé que le projet pilote se concrétise, mais estime tout de même que cette solution sera davantage bénéfique à long terme pour le nord de la Petite-Nation.

«Ce qui est très intéressant pour nous, c'est qu'un projet de recherche, c'est précaire. Tant que tu es dans le cadre du projet, le service est offert, mais on ne sait pas s'il y aurait eu le financement lorsque ça aurait été terminé. Là, on parle d'une super infirmière qui est déployée dans nos locaux sur une base continue. On assure la pérennité du service», dit-elle.

D'après les chiffres fournis par le CISSSO, seulement 14 des 30 postes d'IPS autorisés pour l'Outaouais sont actuellement comblés.

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