Le Centre 24/7 serait menacé de fermeture

Le Centre d'aide 24/7... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le Centre d'aide 24/7

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La direction du Centre d'aide 24/7 menace de mettre la clé sous la porte si ses employés n'acceptent pas d'importantes baisses dans leurs salaires et conditions de travail, affirme le syndicat.

Dans un communiqué intitulé «la mort annoncée du Centre d'aide 24/7», le syndicat affilié à la CSN représentant 17 employés dit vouloir obtenir l'appui de la population de la région «afin qu'une ultime tentative de sauver l'organisme puisse être tentée».

Au coeur du litige se trouve le renouvellement de la convention collective, échue depuis 2010. En entrevue, le président du syndicat, Patrice Brisson, affirme avoir reçu un ultimatum clair.

«La menace de fermeture du centre, c'est le patronat qui nous l'apporte en disant: 'si vous n'acceptez pas les reculs qu'on vous demande, on n'aura pas assez d'argent pour survivre', a indiqué M. Brisson. C'est vraiment inacceptable.»

Depuis un peu plus d'un an, le Centre 24/7 n'est plus responsable du service d'aide téléphonique régional, désormais confié au service Info-Social par le biais du 8-1-1, géré par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO). L'organisme s'est vu confier un mandat d'hébergement de crise, avec un budget annuel de 700 000 $.

Le syndicat affirme avoir obtenu des hausses salariales suivant l'indice du prix à la consommation après l'échéance de la convention, puis un gel depuis 2014. Les plus récentes négociations, qui ont abouti à une «impasse» la semaine dernière malgré des démarches de conciliation, miseraient sur une baisse «plus que substantielle» des salaires et des conditions de travail, affirme Patrice Brisson.

Ce dernier souligne qu'une journée d'hébergement au Centre 24/7 ne coûte qu'environ 230 $, «comparativement à des frais pouvant aller jusqu'à plus de 3000 $ pour une hospitalisation d'une journée».

«Nous sommes l'extension du CISSSO à moindres frais, du cheap labor, mais pas encore assez bon marché pour les bailleurs de fonds, estime le président du syndicat. Il y a des limites aux reculs et notre limite est atteinte.»

M. Brisson exhorte donc les représentants de l'organisme «à mettre leurs culottes» pour aller revendiquer davantage de financement du CISSSO.

L'adjoint au président-directeur général du CISSSO, Benoît Gauthier, a réagi en indiquant qu'il n'y a «pas d'ouverture pour l'instant à rouvrir l'entente» conclue avec le Centre 24/7, tout en disant souhaiter «un dénouement heureux». Le CISSSO demeure «convaincu», dit-il, que les modalités de l'entente conclue de gré à gré l'an dernier permettent au centre «d'assumer les services». Le directeur général du Centre d'aide 24/7, Daniel St-Jean, n'a pas souhaité, lundi, commenter ce dossier.

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