Injection supervisée: débat relancé dans Côte-de-Sable

Felecity Feinman, Karim Alamadine, Catherine Kacksel et Chris... (Martin Roy, LeDroit)

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Felecity Feinman, Karim Alamadine, Catherine Kacksel et Chris Dalton souhaitent sensibiliser la population au sujet de la création d'un site d'injection supervisée dans Côte-de-Sable.

Martin Roy, LeDroit

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Un groupe citoyen a relancé le débat, samedi, sur la pertinence d'établir un site d'injection supervisée dans le quartier ottavien Côte-de-Sable. De porte en porte, ils ont rencontré les résidents du quartier afin de les informer sur la question.

En 2012, une étude de l'Université de Toronto et de l'Hôpital Saint-Michael avait soulevé cette possibilité. Le maire Jim Watson et le chef de police Charles Bordeleau s'étaient alors opposés à l'idée. Le groupe Campagne pour les services de consommation supervisée à Ottawa (CSCS) continue toutefois de croire qu'il s'agirait d'un atout pour la communauté.

«Ça sauve des vies. Il y a des personnes chaque année qui meurent à Ottawa à cause des drogues et parce qu'il n'y a pas un endroit sécuritaire pour injecter les drogues», explique une organisatrice de l'événement de samedi, Felicity Feinman. 

Mme Feinman souligne que depuis l'ouverture de la clinique d'injection supervisée à Vancouver en 2003, aucun décès n'est survenu dans l'enceinte de l'établissement.

La CSCS estime également que ce service peut permettre d'économiser des fonds publics de plus d'une façon. «On paie beaucoup pour les soins de santé d'urgence lorsque quelqu'un prend trop de drogue, mais aussi pour les personnes qui sont atteintes du VIH, ou de l'Hépatite. Ça coûte cher au système de santé», soutient Felicity Feinman.

Les réactions aux portes ont été mitigées, selon l'organisatrice de l'activité de sensibilisation. Si certains s'affichaient clairement en faveur du service d'injection supervisée, devaient toujours être convaincus.

«Je pense que les gens étaient réceptifs. [...] On a rencontré des personnes qui n'étaient pas en faveur du projet, mais en leur parlant et en expliquant des faits, je pense qu'on pouvait les amener à considérer l'idée. Même qu'on a fait changer l'opinion de certains.»

Le porte-à-porte a également permis de recueillir des signatures pour une pétition adressée au gouvernement de l'Ontario.

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