Pour freiner la dépression post-partum

«Il y a encore beaucoup de tabous associés... (Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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«Il y a encore beaucoup de tabous associés à la santé mentale, rappelle la Dre Giroux. Ces femmes-là qui vivent une dépression se sentent tellement coupables de ne pas apprécier la grossesse ou la première année de vie de leur enfant.»

Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

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La grossesse et la maternité n'étant pas toujours synonymes de bonheur et de grandes joies, l'Hôpital Montfort offre maintenant une thérapie de groupe pour les mères vivant avec une dépression avant ou après l'arrivée de leur bébé.

Dans les jours suivant leur accouchement, jusqu'à 80% des nouvelles mères connaissent un baby blues, un amalgame de sentiments déstabilisants qui s'estompent généralement après quelques semaines.

Lorsque le problème persiste, on parle de dépression post-partum, un trouble de santé mentale pouvant surgir à tout moment dans la première année de vie du nouveau-né.

À Ottawa, des groupes de soutien en anglais existaient déjà pour soutenir les nouvelles mères vivant cette épreuve, mais aucun n'avait été créé pour les francophones.

L'Hôpital Montfort a donc agi en mettant en place, le mois dernier, un tel groupe pour aider les femmes enceintes ou en post-partum demeurant en Ontario à obtenir de l'aide, en français, dans le cadre d'un programme de 12 rencontres, à raison d'une séance de 90 minutes par semaine.

La Dre Valérie Giroux, spécialisée en psychiatrie périnatale, mène avec la psychothérapeute Sonia Myre ce projet visant les mères de plus de 18 ans souffrant d'un trouble de l'humeur et/ou d'un trouble anxieux.

La thérapie de groupe «fait du bien aux mères» qui «se sentent moins seules dans leurs difficultés», souligne la Dre Giroux en précisant que bien des nouvelles mamans passent encore sous le radar lorsque vient le temps d'obtenir un diagnostic de dépression post-partum.

«Il y a encore beaucoup de tabous associés à la santé mentale, rappelle la Dre Giroux. Ces femmes-là qui vivent une dépression se sentent tellement coupables de ne pas apprécier la grossesse ou la première année de vie de leur enfant.»

La première cohorte de ce nouveau programme compte actuellement sept femmes. Le projet prévoit de la psychoéducation, des interventions personnelles, de même que de l'apprentissage sur des techniques de relaxation et pour améliorer l'interaction entre les mères et leur bébé.

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