Hôpitaux d'Ottawa: un référendum pour protester contre les compressions

Selon la Coalition santé Ottawa, entre 120 à... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Selon la Coalition santé Ottawa, entre 120 à 150 postes ont été abolis à Elisabeth Bruyère depuis 2012.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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La Coalition santé Ottawa organise un référendum, le 28 mai, pour inviter les résidents de la capitale à protester contre les compressions budgétaires qui touchent leurs hôpitaux et exiger qu'on rétablisse les services qui y font cruellement défaut.

Cette coalition sollicite l'appui de tous les citoyens âgés de 16 ans et plus. Des boîtes de scrutin seront déposées dans les dépanneurs, les centres communautaires, les milieux de travail et tout endroit jugé approprié, ont fait savoir lundi des responsables de la coalition. Un référendum sur la même question aura lieu dans plusieurs communautés à l'échelle de la province, dont Windsor, Stratford, Niagara, Sudbury, Guelph, London et Toronto.

Selon la coalition, les budgets des hôpitaux sont passés sous le couperet depuis 2012, entraînant des mises à pied considérables: 500 postes d'employés de soutien et 100 postes d'infirmières de moins à l'Hôpital d'Ottawa, 50 postes d'infirmières de moins au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario, et entre 120 à 150 postes de moins à Élisabeth Bruyère, y compris des postes aux soins palliatifs, a-t-on indiqué lundi.

Ces genres de compressions se font sans débat public, a dénoncé un responsable, Alain Dupuis. «Un référendum permettra d'avoir ce débat et de démontrer au gouvernement que lorsque les Canadiens et les Ontariens sont mis devant les faits, ils appuient les hôpitaux publics», dit-il.

Selon le coprésident de la coalition, Michael Hurley, du Ontario Council of Hospital Unions, l'Ontario a le plus petit nombre de lits par hôpital de toutes économies modernes, sans compter qu'il n'y a pas suffisamment de personnel pour s'occuper des patients.

Selon lui, au fil des ans, les gouvernements ontariens ont fait les mauvais choix en diminuant le taux d'imposition des entreprises, ce qui les a privés d'une source de revenus considérable, laquelle n'a pu être investie dans le système de santé. Dans les hôpitaux d'Ottawa, le manque à gagner s'élèverait à environ 300 millions $ par année.

Affectée à l'unité de la dialyse du campus Riverside de l'hôpital d'Ottawa, l'infirmière Donna Dillon a relaté pour sa part qu'en raison des mises à pied, le nombre d'infirmières par patient a diminué. Or, les patients qui sont admis à l'hôpital sont plus âgés et ont besoin de l'expertise des infirmières, a-t-elle plaidé.

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