Québec réforme les services ambulanciers

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Des changements touchant le mode de financement, l'acquisition des véhicules et les négociations sont à prévoir dans le contrat liant la Coopérative des paramédics de l'Outaouais (CPO) au ministère de la Santé.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé jeudi une «refonte du contrat de services dans le secteur des services préhospitaliers d'urgence», dont l'un des objectifs sera d'accroître la reddition de comptes entre les entreprises ambulancières et Québec grâce à une révision du mode de financement. Les contrats sont échus depuis le 31 mars 2015.

Le directeur des opérations de la CPO, Marc Paquette, affirme être ouvert aux changements prévus par le ministre. «On va participer et on va collaborer à la négociation», a-t-il commenté.

Le plan de match de Québec cible aussi la révision du mode de financement des compagnies ambulancières, de même que la prise en charge, par le ministère, de l'acquisition des véhicules et de l'équipement qui s'y trouve, le tout dans le but «de générer des économies au gouvernement».

Le directeur général de la Corporation des services d'ambulance du Québec (CSAQ), Denis Perrault, n'est «pas fermé» à l'idée, mais estime qu'il serait surprenant que l'achat d'ambulances par le biais d'appels d'offres soit plus économique que le processus actuel, qui permet à chaque entreprise de négocier le prix des véhicules.

L'Outaouais «pas fermé»

En Outaouais, une dizaine d'ambulances sont achetées chaque année pour remplacer les véhicules ayant atteint les 200 000 kilomètres. «Tant et aussi longtemps que le véhicule est conforme, qu'il répond aux normes et que l'équipement est de qualité, on n'est pas fermé [à l'idée de Québec]», a pour sa part réagi Marc Paquette.

La CSAQ, dont fait partie la CPO, a par ailleurs hâte que les discussions s'entament avec le gouvernement afin d'en apprendre davantage sur la révision du mode de financement. Denis Perrault souligne à cet égard que c'est le ministère qui est responsable de fixer le coût que facturent les entreprises ambulancières aux patients qu'ils transportent.

Retrait de Québec

Québec prévoit aussi se retirer des négociations avec le personnel ambulancier, pour laisser l'entièreté de cette responsabilité - et les frais qui y sont liés - aux entreprises. Si les coûts pour les entreprises augmentent, le directeur général de la CSAQ affirme qu'«il va falloir que les enveloppes de fonctionnement suivent ».

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