Six employés agressés par un patient de l'Hôpital de Hull

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Une enquête interne a été ouverte après que deux employés de l'Hôpital de Hull eurent été grièvement blessés lorsqu'un patient «désorganisé» s'en est physiquement pris à eux et à quatre autres collègues, samedi dernier.

Selon les informations fournies par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), l'agression ayant déclenché un «code blanc» a eu lieu samedi dans la chambre du patient, sur une unité de soins située au septième étage du centre hospitalier du boulevard Lionel-Émond. 

Les victimes occupent toutes des postes d'infirmière, d'infirmière auxiliaire ou de préposé aux bénéficiaires.

«Six de nos employés sont intervenus pour maîtriser la personne, et deux de ces employés ont été blessés de façon plus importance, a indiqué la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté. On parle d'une blessure à la mâchoire et d'une commotion cérébrale.» Aucun objet contondant n'a été utilisé lors de l'agression, affirme l'organisation, en précisant qu'aucun autre patient ne se trouvait dans la chambre à ce moment.

Les quatre autres membres du personnel ont reçu des coups leur ayant causé des blessures mineures. Ils ont été traités et ont obtenu leur congé de l'hôpital la journée même, tout comme leurs deux collègues ayant été plus gravement blessés. Un soutien psychologique leur a également été offert, précise le CISSSO. Trois des employés sont présentement en arrêt de travail.

Pour des raisons de confidentialité des dossiers médicaux, la porte-parole de l'organisation n'a pas pu spécifier la nature de la «désorganisation» du patient impliqué dans cette altercation. Il a toutefois été possible d'apprendre que «son hospitalisation n'était pas liée à des problèmes de santé mentale».

Une fois maîtrisé, le patient a été soumis à des mesures de contention jusqu'à la fin de son séjour, en début de semaine. «La personne aurait également reçu de la sédation afin de la calmer», a fait savoir Mme Côté en ajoutant qu'un agent de sécurité a assuré une surveillance jusqu'à ce que le patient quitte l'établissement. Après l'incident, le patient a été transféré sur une autre unité de soins, «pour sa propre sécurité et pour aider le personnel qui a vécu cette situation-là».

Réglé sans les policiers

L'altercation n'a pas nécessité l'intervention des policiers. «Il n'y a pas de plainte déposée à la police à l'heure actuelle, a indiqué la porte-parole du CISSSO. À l'heure actuelle, notre priorité, c'est de prendre soin de nos employés, et on évaluera la situation en temps et lieu. Par contre, s'il y a des employés qui décident de porter plainte à la police, on va les appuyer dans leurs démarches.»

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a été informée de l'incident mardi matin. 

Le CISSSO a ouvert une enquête interne sur ce «code blanc», une procédure qui est lancée assez régulièrement dans les centres hospitaliers. «Ça fait partie de notre réalité, souligne Mme Côté. Heureusement, ça arrive très rarement qu'un code blanc se termine comme celui-là.» Le CISSSO souligne que «tous les éléments du protocole ont été respectés» lors de l'incident, et qu'«aucune indication» ne pouvait laisser croire que le patient «allait se désorganiser».

Le porte-parole régional de la CNESST, Alain Trudel, a indiqué qu'une demande a été faite pour obtenir une copie du rapport de l'enquête interne menée par le CISSSO. Un accompagnement sera ensuite offert s'il est déterminé que certaines procédures peuvent être améliorées.

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