Le tiers des mères de l'Outaouais accouchent en Ontario

La nouvelle Maison de naissance de l'Outaouais, de... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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La nouvelle Maison de naissance de l'Outaouais, de par sa capacité accrue, permettra de rapatrier une centaine d'accouchements par année.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le nombre de résidentes de l'Outaouais qui accouchent en Ontario n'a cessé de croître jusqu'en 2014-2015, année où le tiers d'entre elles ont traversé la rivière pour donner naissance.

Cette tendance semble maintenant diminuer, mais elle ne pourra être véritablement renversée qu'avec le réaménagement de l'unité d'obstétrique de Gatineau.

Les plus récentes données obtenues par LeDroit auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) montrent qu'en 2014-2015, un total de 1435 nouveau-nés ont vu le jour à Ottawa ou dans l'Est ontarien, alors que leur mère demeure en Outaouais. Pendant ce temps, 2844 poupons sont nés sur la rive québécoise. Cela signifie que 33,5% des naissances ont eu lieu dans la province voisine.

Cette proportion n'a cessé d'augmenter au fil des ans, et ce, même si le nombre total de naissances est demeuré assez stable. De 2008-2009 à 2010-2011, environ le quart des mères de l'Outaouais accouchaient en sol ontarien, une proportion qui s'est ensuite accrue d'année en année.

La pénurie de gynécologues-obstétriciens, une chose du passé

À une certaine époque, la pénurie de gynécologues-obstétriciens n'aidait en rien la volonté des autorités régionales de rapatrier des accouchements sur la rive québécoise. Alors que les 12 postes sont maintenant pourvus, la tendance à la hausse s'est maintenue ces dernières années, une situation qui serait notamment liée à l'impression populaire que l'Outaouais ne peut suffire à la demande.

«Les femmes ont entendu pendant plusieurs années qu'il y avait une pénurie de gynécologues et de médecins accoucheurs, et c'est pour cette raison qu'elles allaient en Ontario, explique la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté. Maintenant que la pénurie est terminée, il faut attendre un certain temps avant que la population change ses habitudes. L'autre élément qui entre en ligne de compte, ce sont les femmes qui n'en sont pas à leur première grossesse et qui ont tendance à retourner là où elles ont accouché la première fois.»

Sans pouvoir fournir les données précises sur l'année 2015-2016, qui vient de se terminer, Mme Côté affirme qu'«un léger changement de la tendance est en train de s'amorcer».

La nouvelle Maison de naissance de l'Outaouais, de par sa capacité accrue, permettra de rapatrier une centaine d'accouchements par année, rappelle aussi Mme Côté.

La plus grosse vague de rapatriement ne se fera cependant que lorsque l'unité d'obstétrique de l'Hôpital de Gatineau sera complètement réaménagée afin de compter 32 chambres TARP (travail/accouchement/récupération/post-partum).

Ce projet de 14,4 millions $ avait été annoncé en 2014 par l'ancien gouvernement péquiste, qui visait une réalisation pour 2018. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a récemment indiqué que le projet, qui est rendu à l'étape de la programmation clinique, chemine «normalement», mais n'a pas fixé de date butoir.

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