Des installations du CISSSO devront changer de nom

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Pour se conformer aux nouvelles règles, le Foyer du Bonheur pourrait porter l'appellation de Centre d'hébergement de Hull.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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L'adoption de nouvelles normes par Québec forcera le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) à modifier le nom de plusieurs de ses 86 installations d'ici 2018. Mais, de peur que le tout n'engendre une importante confusion, l'organisation compte déjà demander une dérogation pour cinq établissements.

Le conseil d'administration a donné son accord jeudi soir pour que la dénomination des centres d'hébergement Bon séjour, Foyer du Bonheur, La Pieta, Manoir Sacré-Coeur et Renaissance, désormais jugée non conforme, puisse demeurer la même. 

À titre d'exemple, pour se conformer aux nouvelles règles, le Foyer du Bonheur pourrait devoir porter l'appellation de Centre d'hébergement de Hull ou Centre d'hébergement Lionel-Émond (rue sur laquelle il est situé). 

«Ce sont des installations qui ont une histoire dans la région. Ce sont des milieux de vie, des résidences pour des gens, alors ça peut créer une certaine instabilité. On veut donc préserver les noms», affirme le pdg Jean Hébert.

La première vague de modifications contraindra le CISSSO à faire des modifications, pour la plupart mineures, aux dénominations d'une vingtaine d'installations. Du nombre, on compte entre autres plusieurs CLSC, le Complexe Héritage, la Résidence Taché et le centre hospitalier Pierre-Janet.

Des services en péril

Par ailleurs, une pétition de 150 noms a été déposée par un groupe d'employés et d'ex-employés du CISSSO, qui affirment qu'une récente réorganisation des effectifs met en péril les services du programme en violence familiale et conjugale.

Ils déplorent que l'équipe en violence d'Enfance-famille, qui était à l'oeuvre depuis 20 ans sur le territoire de l'ex-CSSSG, ait été divisée en deux. 

«Ils ont choisi de faire fi de l'expertise des intervenants. [...] L'avantage, c'est que comme c'était la même équipe qui s'occupait des mères autant que des enfants, c'est qu'il y avait une complémentarité. Là, on vient diviser ça et ce seront des équipes qui se parleront peu ou pas, dans des locaux différents. Ça va devenir très compliqué au niveau des services et notre prétention est que ça va affecter la population. Ce qui était offert aux parents est transféré en santé mentale adulte, un service qui est déjà débordé, où il y a des listes d'attente incroyables», explique la vice-présidente de l'exécutif du syndicat APTS de l'ex-CSSSG, Catherine La France.

Le pdg Jean Hébert n'a pas répondu directement aux syndiqués, mais a pris note de leurs représentations. «Nous allons tout simplement vérifier ce qui se passe actuellement et voir s'il y a lieu de s'inquiéter, mais je ne pense pas. [...] On va aller à la source pour voir si les allégations sont fondées ou non», a-t-il indiqué. 

Prix d'excellence

Le CISSSO a également dévoilé la liste des projets acheminés au ministère de la Santé en vue de la 34e édition des Prix d'excellence du réseau de la santé et des services sociaux, dont les lauréats seront connus à la fin du printemps.

Parmi les idées soumises, mentionnons dans la catégorie «Sécurité des soins et des services» le projet de sécurité des nouveau-nés en périnatalité à l'Hôpital de Gatineau, créé à la suite de l'enlèvement de la petite Victoria dans un hôpital de Trois-Rivières en mai 2014. Chaque nouveau-né porte à sa cheville un bracelet doté d'une puce électronique relié à un système d'alarme.

La mise sur pied du Centre de services ambulatoires en pédiatrie de l'Outaouais (CSAPO) a été retenue dans la catégorie «Mention d'excellence du ministre - accès et parcours simplifiés pur le citoyen à l'ensemble des services sociaux et de santé d'un établissement». Depuis moins d'un an, la mini-urgence a desservi plus de 8500 enfants dont plus de la moitié (53%) n'avaient pas de médecin de famille.

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