Une solution «rapidement» pour le dépistage d'ITSS en Outaouais

Le CISSSO organise une rencontre mardi pour «trouver... (Rocket Lavoie, Archives Le Quotidien)

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Le CISSSO organise une rencontre mardi pour «trouver une solution rapidement au problème» lié à l'absence d'une clinique de dépistage d'ITSS dans la région.

Rocket Lavoie, Archives Le Quotidien

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Il aura fallu attendre que les patients québécois n'aient plus accès à une clinique sans rendez-vous de dépistage d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) à Ottawa pour que les dirigeants du réseau de la santé de l'Outaouais se mettent à parler de la nécessité de trouver une solution «rapidement».

L'envoi d'une lettre du Bureau régional d'action Sida (BRAS) au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour dénoncer l'absence d'une clinique de dépistage en Outaouais a fait réagir la députée de Hull, Maryse Gaudreault, qui aurait préféré être contactée directement.

Le BRAS dénonce le manque de services, surtout depuis l'été dernier, lorsque Santé publique Ottawa a décidé revoir ses services, empêchant ainsi chaque année des milliers de patients québécois d'obtenir un dépistage dans une clinique de la rue Clarence.

La porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Geneviève Côté, affirme qu'«avant même la sortie médiatique du BRAS, il y avait une rencontre prévue [ce] mardi». Le CISSSO reconnaît «qu'il y a des besoins», et soutient que la réunion de mardi vise à «trouver une solution rapidement au problème».

Le problème avait pourtant déjà été soulevé au printemps 2015 par le Dr Rémi De Champlain, qui oeuvre notamment à la clinique externe d'immuno-déficience de Gatineau. Des discussions avaient aussi eu lieu, vers 2010, sur le besoin d'une clinique en Outaouais. «Il y avait eu deux constats: qu'on avait un besoin, mais qu'on n'avait pas d'argent pour en ouvrir une», avait indiqué l'an dernier le Dr De Champlain.

Il y a un an, le CISSO indiquait être «en train de réfléchir à la possibilité de mettre en place une clinique», mais rien ne s'est encore concrétisé. «Depuis l'automne, il y a eu des travaux qui se sont faits, mais ça n'a pas été aussi vite qu'on l'aurait souhaité, a indiqué lundi Geneviève Côté. Là, visiblement, il y a des solutions qui vont devoir être trouvées dans un court délai.»

«Maintenant qu'en Ontario, on ne les reçoit plus [les patients québécois], que la porte est vraiment fermée, c'est sûr que nous, il faut développer des services ici, et de toute façon, il faut donner des services ici à la population de l'Outaouais, estime la députée Gaudreault. Pour moi, c'est un enjeu primordial que je vais m'assurer de prioriser.»

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