Le dépistage d'ITSS dans l'angle mort

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Le BRAS a fait parvenir une lettre au ministre et une dizaine d'autres intervenants en février pour dénoncer les manques en Outaouais pour dépister les ITSS. De ces 11 intervenants, très peu ont accusé réception du document, souligne M. Dufour.

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Le dépistage d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) est déficient en Outaouais, estime le Bureau régional d'action Sida (BRAS). On parle même d'une situation urgente, selon son président, Claude Dufour, qui s'est tourné vers le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour améliorer la situation.

Le BRAS a fait parvenir une lettre au ministre et une dizaine d'autres intervenants en février pour dénoncer les manques en Outaouais pour dépister les ITSS. De ces 11 intervenants, très peu ont accusé réception du document, souligne M. Dufour.

«On a fait une demande pour accélérer devant le fait qu'il n'y a pas de clinique de dépistage anonyme en Outaouais. [...] Il n'y a absolument rien qui se fait du côté du Québec.»

Selon M. Dufour, la région comptait grandement sur le Centre de santé-sexualité de Santé publique Ottawa, située dans le quartier de la Côte-de-Sable. Cette clinique accueillait jusqu'à 4 000 patients québécois chaque année. Celle-ci a toutefois décidé de fermer la porte aux patients québécois durant l'été 2015.

Quelques semaines avant cette décision, la Direction de la santé publique de l'Outaouais (DSPO) et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) indiquait au Droit leur intention de rapatrier ces services en sol québécois.

Or, le BRAS dénonce l'inaction dans ce dossier qui ne progresserait pratiquement pas depuis ce temps. Et ce, même si le besoin est «criant», selon Claude Dufour.

Le président du BRAS croit qu'une clinique de dépistage anonyme et sans rendez-vous est nécessaire afin d'offrir un service adéquat aux personnes atteintes d'ITSS.

Pour l'instant, une personne qui craint avoir contracté une infection doit se tourner vers les Services intégrés de dépistage et de prévention des ITSS (SIDEP) où il peut s'écouler plusieurs jours avant que l'on obtienne un rendez-vous.

Compte tenu de la nature délicate de ces infections, M. Dufour insiste qu'une clinique de dépistage anonyme et sans rendez-vous est nécessaire.

«C'est beaucoup plus simple pour les gens, beaucoup plus sécurisant. [...] En ce moment, si quelqu'un contracte une gonorrhée, il doit se rendre à l'urgence, attendre 24 heures et on n'a jamais les médicaments sur le champ. Si quelqu'un attend après le SIDEP, ça peut prendre jusqu'à deux semaines.»

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