Après un an, le CISSSO est prêt à se concentrer sur les services

«J'ai l'impression que ça a été plus facile... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«J'ai l'impression que ça a été plus facile que ce que j'anticipais», a déclaré le PDG du CISSSO, Jean Hébert.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Après une première année d'existence qui a surtout été consacrée à la structure administrative et aux finances, il est maintenant temps pour le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) de se concentrer sur sa « vraie mission », celle « des services à la population ».

Dans une entrevue accordée dans le cadre du premier anniversaire de la création du CISSSO, le président-directeur général de cette mégastructure régionale, Jean Hébert, revient sur la dernière année avec positivisme. « J'ai l'impression que ça a été plus facile que ce que j'anticipais », a-t-il mentionné.

Le défi était de taille à bien des égards, et le contexte des compressions et des abolitions de postes ne représentait « pas nécessairement des conditions gagnantes », admet M. Hébert.

Sur le plan financier, le CISSSO visait des compressions totalisant 31,9 millions $ en 2015-2016. Ces derniers mois, on anticipait encore un déficit de 8 millions $. Mais voilà qu'« à force de travail », le conseil d'administration devrait recevoir, la semaine prochaine, une révision avec un déficit qui « devrait être à 5 millions $ », a fait savoir M. Hébert.

« Sur un budget de 758 millions $, on est proche pas à peu près de l'équilibre », a-t-il renchéri, en ajoutant que l'indexation prévue pour 2016-2017 devrait être supérieure à celle de la dernière année, ce qui aidera l'établissement dans sa quête de voir disparaître tout déficit.

M. Hébert précise aussi que « l'optimisation » réalisée n'a jamais eu comme objectif de générer des « gains financiers au détriment de la qualité [des soins] et de la sécurité des patients ».

Qualité des soins

L'heure est maintenant venue de s'attarder aux services offerts aux quatre coins de la région, affirme Jean Hébert, en admettant qu'il y a « des gains » à réaliser sur la qualité des soins. L'intégration devrait donc davantage prendre forme aux yeux des patients. « Les gros enjeux dans la prochaine année vont être des enjeux davantage cliniques, soutient le patron du CISSSO. On a bâti les fondations, et là, notre vraie mission, c'est de donner des services à la population, en santé ou en services sociaux. C'est ça le coeur de notre travail. »

Un « plan de rapatriement 2.0 » est aussi sur la table dans le but de diminuer la quantité de soins consommés en Ontario par des résidents de l'Outaouais. Déjà, l'urgence pédiatrique a donné de bons résultats en évitant de nombreuses consultations sur la rive ontarienne. La nouvelle Maison de naissance permettra aussi de rapatrier une partie des accouchements.

La nouvelle unité de naissance à l'Hôpital de Gatineau est aussi attendue avec impatience par le patron du CISSSO, qui assure que le « l'argent est là » et que les préparatifs vont bon train. La faculté-satellite de médecine, lorsqu'elle prendra forme, aidera aussi au recrutement médical, dit-il.

Jean Hébert vise également l'amélioration des durées moyennes de séjour sur civière aux urgences, dont il n'est « pas satisfait ». « L'urgence ne peut pas être réglée juste par l'urgence », indique-t-il en évoquant des « chantiers » qui s'amorceront entre autres pour renforcer les soins sur la première ligne, assurer une « meilleure prise en charge multidisciplinaire » et accroître l'offre de soins à domicile afin de diminuer les hospitalisations.

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