E. coli sous les rayons du professeur Bock

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Le professeur Wojtek Bock, du département d'informatique et d'ingénierie de l'UQO

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Une toute première chaire de recherche industrielle vient de voir le jour à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) dans le but de faire avancer des travaux prometteurs sur la détection de bactéries et de produits chimiques nocifs.

Le professeur Wojtek Bock, du département d'informatique et d'ingénierie de l'UQO, a obtenu un financement de près de deux millions de dollars sur cinq ans de la part du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et de la firme Sécurité et Protection Internationale (SPI) afin de créer cette chaire de recherche.

Les processus de détection de bactéries et de produits dangereux développés au cours des dernières années par le professeur Bock et son équipe utilisent des technologies photoniques.

Le principal objectif de M. Bock est de réussir, au cours des cinq prochaines années, à identifier par fibre optique les différentes sortes de bactéries E. coli.

«Les capteurs en fibre optique sont très petits, et nous avons développé une approche où on peut détecter des bactéries, par exemple, juste en insérant un morceau de la fibre à l'intérieur de l'eau, a expliqué le chercheur. [...] Dans les travaux de préparation, nous avons détecté certains types de bactéries E. coli génériques, mais maintenant, on vise tous les types pathogènes de la bactérie.»

Une éventuelle commercialisation de la technologie par SPI pourrait notamment intéresser les établissements de santé, croit Wojtek Bock. «La beauté de notre technologie, c'est qu'on peut détecter la présence de la bactérie après 20 minutes, explique-t-il. Normalement, ça prend deux à trois jours pour cultiver la bactérie et avoir la réponse.»

Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, a vanté les travaux du professeur Bock, tout en soulignant qu'ils sont susceptibles de «mener à la création d'emplois et d'opportunités économiques».

«Ça établit l'UQO comme un centre national, sinon mondial, sur la détection photonique», a-t-il renchéri.

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