L'OMS décrète la fin de l'alerte Ebola

Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, cette... (Carl de Souza, Archives AFP)

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Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, cette épidémie, la pire depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, s'est propagée au Liberia et à la Sierra Leone limitrophes - ces trois pays concentrant plus de 99% des victimes - faisant officiellement plus de 11300 morts pour quelque 28000 cas recensés.

Carl de Souza, Archives AFP

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Agence France-Presse
GENÈVE

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé officiellement mardi que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest ne constituait plus une «urgence de santé publique de portée internationale», malgré une résurgence du virus en Guinée qui a fait cinq morts.

«L'épidémie d'Ebola en Afrique occidentale ne représente plus une urgence de santé publique de portée internationale», a déclaré Margaret Chan, directrice de l'OMS, lors d'une conférence de presse, mettant ainsi fin à cette procédure d'urgence décrétée en août 2014.

L'OMS a été très critiquée pour sa gestion de la crise, notamment pour avoir minimisé l'ampleur de l'épidémie et avoir tardé à mobiliser les moyens nécessaires pour y répondre.

Avant d'annoncer sa décision, le Comité d'urgence avait organisé plus tôt dans la journée une téléconférence avec des représentants de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone, les trois principaux pays touchés par l'épidémie.

Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, cette épidémie, la pire depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, s'est propagée au Liberia et à la Sierra Leone limitrophes - ces trois pays concentrant plus de 99 % des victimes - faisant officiellement plus de 11 300 morts pour quelque 28 000 cas recensés.

Elle s'était étendue ensuite au Nigeria et au Mali, puis avait gagné cinq autres pays, dont l'Espagne et les États-Unis.

Mme Chan a reconnu que la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia restaient vulnérables à de possibles épisodes de réapparition de la maladie, comme en Guinée où cinq personnes sont mortes depuis le 16 mars.

«Le risque d'une extension internationale est désormais faible et [...] les pays ont actuellement la capacité de répondre rapidement à des résurgences du virus», a-t-elle estimé.

Elle a cependant mis en garde contre toute complaisance à l'égard du virus qui subsiste dans «l'écosystème» en Afrique de l'Ouest et souligné que la vigilance était cruciale pour répondre à de nouveaux cas.

«Il est particulièrement important de s'assurer que les communautés puissent réagir rapidement et totalement, et que les cas soient isolés et traités sans retard», a dit Mme Chan.

Le 17 mars, l'OMS avait annoncé officiellement la fin du dernier épisode d'Ebola en Sierra Leone, ce qui devait mettre un terme à sa transmission en Afrique de l'Ouest.

Mais le lendemain, l'organisation révélait l'existence d'une possible résurgence d'Ebola en Guinée, où la fin de l'épidémie avait été proclamée le 29 décembre 2015. Depuis, cinq morts ont été attribués au virus, dont deux ont été confirmés.

Le virus peut subsister dans certains liquides corporels de survivants, notamment le sperme où il peut rester jusqu'à neuf mois, voire un an. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il provoque une fièvre suivie de vomissements, de diarrhées et dans certains cas d'hémorragies.

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