Le savoir-faire de l'Outaouais exporté au Djibouti

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Aurelio Saragosa, Éric Brunoe, Stéphane Parent et Ryan Gagnon ont passé deux semaines au Djibouti.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Des paramédics de l'Outaouais de retour du Djibouti, petit pays de l'est de l'Afrique, ont constaté à quel point les services d'urgence sont différents d'un pays à l'autre.

Le système d'intervention d'urgence du Québec, bien qu'imparfait, est du moins assuré par des normes de qualité partagées entre paramédics, pompiers, et policiers.

Le directeur général de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais, Stéphane Parent, a accompagné les siens à l'étranger, en novembre. Son équipe a passé deux semaines à former des sapeurs pompiers, membres du personnel d'hôpital, de la police nationale, gendarmes, et corps de l'armée nationale.

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Une équipe de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais a passé deux semaines au Djibouti pour former des sapeurs pompiers, membres du personnel d'hôpital, de la police nationale, gendarmes, et corps de l'armée nationale.

Courtoisie, Coopérative des paramédics de l'Outaouais

«La priorité dont nous leur avons fait part, c'est de regrouper les appels (d'urgence) dans un endroit et s'assurer de la standardisation des appels d'urgence avec un peu de formation médicale pour les premières interventions.»

Le 9-1-1 est inexistant au Djibouti. Il y a un numéro pour la police, un autre pour les services d'incendies et un troisième pour les ambulanciers.

«Ce sont des services différents, explique M. Parent. Il n'y a pas cette notion (de regrouper tous les appels)».

Le paramédic Éric Brunoe a été impressionné par les routes périlleuses au Djibouti. Lui et ses collègues ont insisté sur les traitements de stabilisation des patients victimes d'accidents de la route, fort nombreux.

«Il y a beaucoup de traumas, là-bas. Il n'y a pas vraiment de Code de la sécurité routière. Les gens en voiture n'ont aucun respect pour les piétons. Il y a beaucoup d'accidents impliquant des camions. C'est une zone portuaire et le transport par véhicule lourd est important, et à des vitesses incroyables. Les routes sont impensables. On pense à nos nids-de-poule... Ce n'est pas ça. C'est pire. Tous ces facteurs font qu'il y a beaucoup d'accidents et ils ont peu de ressources pour intervenir.»

Le Djibouti accuse certains retards, mais présente cependant des forces en matière de santé. M. Parent donne l'exemple d'une clinique mère-enfant capable de recevoir des centaines de patients en une journée, et le secteur portuaire possédant un service d'urgence privé très efficace.

Les paramédics de l'Outaouais ont fait le don de deux ambulances usagées aux services d'urgence du Djibouti. Après avoir donné 60 heures de formation, les participants ont des bases pour intervenir sur le terrain, en mode préhospitalier.

L'équipe compte répéter l'expérience à l'étranger.

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