Des nouvelles de son test Pap sept mois plus tard

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Roxanne n'attendait pas cet appel. En partant de la clinique en août dernier, après son test de dépistage du cancer du col de l'utérus, elle s'est fait rappeler la classique formule «pas de nouvelle, bonne nouvelle».

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Roxanne a 30 ans. Moment heureux s'il en est un, elle attend un petit bébé d'un jour à l'autre. Mais l'excitation que procure la venue d'un premier enfant a été assombrie, il y a trois semaines, par un coup de téléphone de sa clinique médicale de Gatineau.

«Madame, nous avons les résultats de votre test Pap et il démontre qu'il y a des cellules atypiques qui peuvent être une source de cancer du col de l'utérus.»

L'infirmière au bout du fil enchaîne en disant que le médecin souhaite faire un deuxième test Pap pour valider le premier qui a été fait il y a maintenant sept mois. 

Roxanne n'attendait pas cet appel. En partant de la clinique en août dernier, après son test de dépistage du cancer du col de l'utérus, elle s'est fait rappeler la classique formule «pas de nouvelle, bonne nouvelle». 

«Ça fait sept mois, ça n'a pas de bon sens, explique Roxanne, qui a souhaité taire son nom de famille. Là, on tente de me rassurer en me disant que ce n'est pas nécessairement un cancer, mais j'ai autre chose à penser rendu à 36 semaines de grossesse. Et en plus, je ne peux pas refaire un test de dépistage maintenant parce que de nombreux spécialistes affirment qu'il ne faut plus toucher à l'utérus après 20 semaines de grossesse. Le médecin m'a dit que je vais devoir attendre six semaines après l'accouchement avant de refaire un test Pap.»

Lundi, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, minimisait les longs délais d'attente pour les résultats des tests Pap en Outaouais. «Oui, c'est long, mais c'est un test de dépistage, a-t-il affirmé. C'est désagréable, mais je ne pense pas que la vie et la santé des gens sont en danger.»

Cette affirmation a fait sursauter Roxanne. «Elle n'est pas en danger tant que le test est négatif, lance-t-elle. Les affirmations du ministre de la Santé, en plus de ne pas être vraies sur les délais d'attente, ne sont pas correctes. Il ne réfléchit pas avant de parler. Il se contente de donner une phrase de politicien pour minimiser la situation. Il ne pense pas aux gens qui subissent les délais d'attente dans son réseau.»

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