Analyse des tests Pap: Barrette ne connaissait pas les délais en Outaouais

Gaétan Barrette... (Archives, La Presse Canadienne)

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Gaétan Barrette

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Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, admet qu'il n'avait aucune idée de la longueur des délais d'attente en Outaouais par rapport aux autres régions pour obtenir les résultats des tests de dépistage du cancer du col de l'utérus, au moment de répondre à plusieurs questions sur le sujet, plus tôt cette semaine.

Réagissant à un article du Droit publié lundi qui révélait que près de six mois sont nécessaires dans la région pour livrer les résultats des tests Pap de routine, le ministre a déclaré que «c'est une problématique qui n'est pas propre à l'Outaouais, c'est une problématique du Québec».

Pour valider les dires du ministre Barrette, LeDroit a fait des appels aux quatre coins de la province afin de s'enquérir des faits. Il appert que les délais en Outaouais qui atteignent en moyenne six mois sont beaucoup plus longs qu'ailleurs au Québec, où l'attente varie de quelques jours à quelques semaines, selon les établissements. 

Le ministre Barrette se défend d'avoir induit la population de l'Outaouais en erreur avec ses propos. 

«Lynchez-moi»

«Je vais vous dire une affaire, vous êtes pas mal spéciaux en Outaouais, lance le ministre. Vous posez une question sur les tests Pap et je vous réponds sur l'ensemble de ce secteur d'activité et ça ne fait pas votre affaire. Vous voulez me faire un procès, faites-le. Lynchez-moi, ça ne me dérange absolument pas. Si vous ne comprenez pas ma réponse, que voulez-vous que je vous dise? Je vous ai donné plus d'informations que vous en demandiez. J'ai mis la problématique en perspective et ça ne fait pas votre affaire. Ne vous en faites pas, la prochaine fois que je vais venir en Outaouais, je vais vous répondre par oui ou par non.»

Pourtant, toutes les questions posées au ministre de la Santé, lundi, concernaient spécifiquement et précisément le cas des délais d'attente pour les tests Pap. «Moi, je vous ai répondu sur la problématique en cytologie, précise M. Barrette. Vous pouvez bien avoir la mèche courte en Outaouais, mais la réalité c'est celle que je vous ai donnée. Je n'ai pas dit que c'était l'idéal, je n'ai pas dit que c'était acceptable. J'ai dit que c'était en dehors des normes.»

Il a aussi ajouté que c'était partout pareil au Québec, ce qui dans le cas des tests Pap est faux.

Sur le fond des choses, le ministre de la Santé explique qu'il n'y a pas de formule magique pour réduire les délais d'attente pour obtenir les résultats de ces tests. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) peut d'abord conclure une entente avec une entreprise privée pour faire les analyses, ce qui n'avait pas été fait, a précisé le ministre. L'établissement peut aussi ajouter un quart de travail pour faire plus d'analyses. Et comme troisième solution, le réseau pourrait aussi réduire la fréquence de ces tests de dépistage. Le réseau pourrait demander aux femmes de se livrer à ce type de test de dépistage une fois aux trois ans plutôt qu'au deux ans comme c'est le cas actuellement pour faire baisser la pression sur les laboratoires.

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