Santé mentale: les jeunes Ontariens se tournent vers l'urgence

Le nombre de visites à l'urgence pour les jeunes Ontariens âgés de 10 à 24 ans... (123RF)

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La Presse Canadienne

Le nombre de visites à l'urgence pour les jeunes Ontariens âgés de 10 à 24 ans souffrant de problèmes de santé mentale a fait un bond de 33% entre 2006 et 2011, selon une étude publiée cette semaine dans la Revue canadienne de psychiatrie.

Si les hospitalisations sont demeurées relativement rares dans l'ensemble, le taux d'admission a aussi augmenté de 53% durant cette même période, indique l'étude réalisée par l'Institut de recherche en services de santé (IRSS) et le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH).

Toujours entre 2006 et 2011, les visites aux médecins exerçant dans la communauté ont grimpé de seulement 15%, les médecins de famille ayant été les plus nombreux à fournir des soins, suivis des psychiatres et des pédiatres.

Le Dr Paul Kurdyak, l'auteur principal de l'étude, a affirmé que ces données montraient une préférence marquée des gens pour l'urgence lorsqu'ils étaient confrontés à ce type de problème.

Il a ajouté que plusieurs raisons pouvaient expliquer cette situation, dont la difficulté d'obtenir un rendez-vous à la dernière minute avec le médecin de premier recours. Le temps d'attente pour consulter un psychiatre est généralement plus long.

Le Dr Kurdyak, qui travaille à l'urgence du CAMH, a affirmé que plusieurs patients s'y rendaient parce qu'ils n'avaient nulle part d'autre où aller.

«L'autre histoire que j'entends souvent, c'est celle des personnes qui sont mises sur une liste d'attente (pour des soins au sein de la communauté) qui est plutôt longue et dont l'état se détériore au point de devenir une urgence, a-t-il raconté. Il y a aussi les crises inévitables qui vont survenir, et ce, indépendamment de l'accessibilité des soins.»

Le psychiatre a précisé que l'urgence d'un hôpital, avec son côté bruyant et chaotique, n'était pas l'endroit idéal pour traiter des gens stressés et angoissés.

Il a toutefois révélé que l'Ontario faisait présentement des efforts pour améliorer l'accessibilité des services au sein de la communauté pour les jeunes souffrant de problèmes de santé mentale, une occasion en or selon lui pour faire de la prévention.

«Si les jeunes ont accès à des services dès qu'ils en ont besoin, les données laissent entendre que vous leur éviterez, à eux et au système, de porter un lourd fardeau plus tard», a conclu le Dr Kurdyak.

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