Rendez-vous annulé en pédopsychiatrie: un père craint pour son fils

Le centre hospitalier Pierre-Janet... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le centre hospitalier Pierre-Janet

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un père de famille de l'Outaouais se tourne vers le ministre de la Santé pour dénoncer des problèmes d'accès à un rendez-vous de suivi en pédopsychiatrie pour ajuster la médication de son fils de 10 ans, dont l'état de santé se détériorerait «au point de mettre en péril» la réussite de son année scolaire.

Le fils d'André Poliquin est suivi depuis environ deux ans en pédopsychiatrie, et ce, pour divers problèmes comportementaux et de santé mentale. À l'époque, le chemin pour arriver à obtenir une première consultation a été parsemé d'embûches, affirme-t-il, puisque le médecin de famille de son fils était absent du travail.

Maintenant que son garçon a commencé à recevoir des services en pédopsychiatrie, M. Poliquin dit éprouver des problèmes pour obtenir un suivi régulier. Il a d'ailleurs acheminé une plainte à ce sujet au ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Un rendez-vous de suivi initialement prévu le 30 octobre dernier a été annulé, sans que M. Poliquin ne soit informé de la raison. Le suivi aura plutôt lieu le 10 février prochain.

«Cette annulation est arrivée au pire moment pour mon fils, souligne M. Poliquin dans sa lettre au ministre. Ce rendez-vous de suivi aux cinq mois était important pour mettre à jour les doses de ses différents médicaments pour lui permettre de "fonctionner normalement" durant ses cours à l'école. [...] Le comportement de mon fils a beaucoup dégénéré depuis cet été, au point de mettre en péril sa cinquième année du primaire.»

André Poliquin dit avoir passé, en vain, huit heures à attendre à l'urgence avec son fils dans l'espoir de pouvoir consulter un pédopsychiatre afin d'ajuster sa médication.

Alors que plusieurs pédopsychiatres ont délaissé leur pratique au centre hospitalier Pierre-Janet au cours des derniers mois, M. Poliquin croit que cela peut avoir eu des conséquences sur l'accès aux services pour l'ensemble des jeunes nécessitant des soins, et ce même si le pédopsychiatre qui suit son fils ne fait pas partie de ceux qui ont quitté l'établissement.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) ne peut commenter les cas particuliers de patients, a rappelé la porte-parole de l'organisation, Geneviève Côté. Cette dernière note toutefois que depuis l'annonce des départs de certains pédopsychiatres, certains ont revu leur charge de travail. Avant la vague de départs, le CISSSO bénéficiait des services de l'équivalent de 5,6 pédopsychiatres à temps complet, et il en compte présentement l'équivalent de quatre.

Selon les plans du ministère, la région devrait toutefois en compter neuf.

Le délai de 60 jours prévu pour qu'une nouvelle référence en pédopsychiatrie débouche sur une consultation est également maintenu, assure Mme Côté. «Quand il y a eu le départ de pédopsychiatres, on a fait une gestion des rendez-vous et on a revu tous les dossiers pour s'assurer qu'il n'y ait aucun patient qui tombe dans un trou», ajoute-t-elle.

Le CISSSO continue aussi de travailler à la mise en place d'une «équipe multidisciplinaire», qui devrait être complète vers la fin de l'hiver, afin de revoir le rôle de chaque professionnel au sein des équipes traitantes en pédopsychiatrie.

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